J’ai regardé une nouvelle fois L’important c’est d’aimer
; j’en avais gardé un souvenir très marquant, et la cinquième (sixième ? septième ?) vision m’a conforté dans mon excellente appréciation, mais j’ai davantage scruté, cette après-midi, ses qualités et ses défauts…
Défauts ? Oh là là ! Considérables, évidents, outranciers, terrifiants…


que par
sur la qualité extrême de talent que beaucoup prêtent à
et qui lui a valu une édition DVD absolument remarquable, non seulement avec image et son nettoyés, mais avec un luxe de présentation rare (un deuxième DVD de bonus, un livret très complet, très bien illustré) ; si tous les grands noms du cinéma pouvaient bénéficier d’un tel respect, d’une telle ferveur ! Je suis le premier à admettre que 
explore de façon presque clinique, en tout cas distante et maîtrisée la folie de ceux qui prétendent changer la vie, c’est-à-dire changer la nature humaine… 

, dont le succès unique, fulgurant, universel et incompréhensible de la chanson Dominique en 1963, qui fut longuement Numéro 1 aux hits-parade, devançant, paraît-il,
et
, mais le regard ignorant, indifférent, voire hostile jeté par le réalisateur
Limites du genre.
une note passable, mais je ne recommande pas la vision du premier film d’
, sauf si on nourrit une passion pour la filmographie exhaustive de
ou si l’on souhaite se faire une idée sur une des nombreuses adaptations de
. 
est l’auteur d’un des films les plus emmerdants et les plus surfaits de l’histoire du cinéma,
, où, en images fixes et sur un mode grandiloquent, il présente un futur improbable et anxiogène qui a, paraît-il, inspiré une autre ânerie imbittable,
, appréciée d’adolescents boutonneux qui ont cru voir là une œuvre philosophique à la mesure de Platon. 
est tout en retenue. L’abjection de la fripouille Bardone (
) et ses trafics crapoteux, la lourdeur de l’oppression, les exécutions sommaires, cette période de 1944 où tout graduellement s’effondre autour de la République de Salo, où personne ne se fait d’illusions sur l’issue finale de la guerre, mais qui n’est pas encore la débâcle, qui conserve encore les apparences d’une structure, les ruines et les restrictions, tout cela pouvait aller vers le romanesque, presque le mélodramatique et, la force du souffle et de l’époque aidant, on s’y serait laissé prendre. 
,
) et que le nom de 
, et en premier lieu
, apportèrent aux cinémas d’épouvante au tournant des années Cinquante et Soixante, on ne peut être qu’extrêmement décontenancé par la nullité profonde de cette
, soulante d’ennui, dont je ne peux rien, absolument rien sauver et qui ne mérite que de s’enfoncer dans la boue grasse d’une tourbière (comme le fait, d’ailleurs