La 317ème section

juillet 30th, 2009

La guerre en vérité.

Comme les choses sont bizarres et les clivages moins simples qu’on ne croit !

La 317e section, qui peut passer pour un film exaltant, schématiquement, des valeurs de droite (courage physique, vertu du sacrifice, dépassement de soi, sens de la discipline et de la hiérarchie) a été coproduit par Georges de Beauregard et photographié par Raoul Coutard, l’un et l’autre figures emblématiques, chacun dans sa partie, de ce que fut la Nouvelle vague, qu’on se figure habituellement comme de gauche. Mais rien n’est simple… Read the rest of this entry »

Croquemitoufle

juillet 25th, 2009

Tout petit, petit film.

Si c’est là, comme tout semble l’indiquer, le seul film de cinéma de Claude Barma, on peut drôlement se féliciter que son réalisateur se soit rapidement tourné vers la télévision.

Que l’auteur des magnifiques Cyrano de BergeracBelphégorRois maudits qui ont pu un temps faire penser que l’étrange lucarne pourrait mériter le qualificatif de huitième art soit aussi l’auteur de ce Croquemitoufle insignifiant et assez ennuyeux est un bien grand mystère ! Read the rest of this entry »

À cheval sur le tigre

juillet 18th, 2009

L’évasion magistrale.

Ah, c’est bien, féroce, subtil, intelligent, cruel, et ce serait même très bien, ça mériterait mon 6 si la seconde partie était de la même eau que la première, si l’ingéniosité du scénario, la méchanceté sans répit des situations, la sauvagerie des rapports humains pouvaient se poursuivre à un rythme identique à celui de la première partie, rythme époustouflant, pétillant, sans faille ! Read the rest of this entry »

The descent

juillet 16th, 2009

Trouille majuscule

Un film bien construit, bien mené, d’une réelle originalité, malgré les emprunts à d’autres réussites cinématographiques (du « survival » de type Délivrance, au film de terreur pure, mêlant mêlant Aliens aux orques du Seigneur des anneaux) ; mais ces emprunts sont très habilement cousus de façon telle qu’ils se fondent très efficacement Read the rest of this entry »

Mercredi, folle journée !

juillet 14th, 2009

Manque de maîtrise.

Un petit air de ressemblance avec L’argent de poche ? Si l’on veut, et parce que les jeunes protagonistes sont de la même strate d’âge, de la toute fin de l’enfance et parce que, de fait, il y a plein d’histoires entrecroisées, juxtaposées qui rendent un solide parfum d’exactitude tout simplement parce qu’elles sont, selon toute vraisemblance, la transcription d’anecdotes vécues… Read the rest of this entry »

House by the river

juillet 11th, 2009

Ombres sur la rivière.

Un généreux donateur m’ayant fait cadeau d’un beau coffret de Fritz Lang, dont ma connaissance est fort médiocre, j’ai entamé mon visionnage par House by the river, opus le moins notoire dudit coffret pour, en quelque sorte effectuer ensuite une montée chromatique. Read the rest of this entry »

L’homme qui voulut être Roi

juin 14th, 2009

De la nécessité de l’Angleterre.

C’était une époque où la Grande-Bretagne n’était pas encore tout à fait le 51ème état des États-Unis, où l’on pouvait encore tourner des histoires de courage et de folie, celles de Zoulou ou de La bataille d’Angleterre, où l’on ne se crachait pas systématiquement dessus, en battant sa coulpe et en déplorant d’être ce que l’on est… C’était une époque où l’on pouvait adapter Kipling, chantre à la fois lucide et émerveillé de la Découverte, de l’honneur et du courage… Read the rest of this entry »

On achève bien les chevaux

juin 7th, 2009

Histoire sombre.

Le seul DVD édité en France offre une copie immonde, pisseuse, nantie, qui plus est de la seule VF et d’un son peu audible, surtout lorsque Jane Fonda – qui s’est sans doute post-synchronisée – s’exprime…

Copie immonde, mais film d’une force remarquable, et d’une tension qui ne fléchit jamais alors que, comme on l’a remarqué très justement, le cadre restreint de la salle de bal et de ses seuls vestiaires, la répétitivité forcée des épisodes dansants auraient pu lasser. Il n’en est vraiment rien, sans doute grâce à la grande force de l’histoire et au talent de Sydney Pollack. Read the rest of this entry »

Le congrès des belles-mères

juin 3rd, 2009

Stupéfiant.

Je ne cache pas que c’est avec une certaine émotion que j’ai glissé dans mon lecteur le DVD du Congrès des belles-mères.

C’était en effet la première fois (mais aussi peut-être la dernière) que j’avais l’occasion de contempler une œuvre d’Émile Couzinet, Titan de la réalisation franchouillarde, immortel auteur, entre autres joyeusetés, de Trois vieilles filles en folie et de Mon curé champion du régiment, tenu pour beaucoup pour le mètre-étalon et l’épicentre de la ringardise cinématographique. Read the rest of this entry »

Caught

juin 1st, 2009

Brio de la mise en scène, pauvreté de l’intrigue.

Pour qui tient Lettre d’une inconnue, et davantage encore Le plaisir et, au sommet, Madame de pour des émotions cinématographiques majeures et Max Ophuls pour un magnifique artiste, Caught est évidemment deux ou trois tons au dessous, du fait de la faiblesse et de la banalité du scénario.

Scénario de surcroît perclus d’invraisemblances et de raccourcis qui empêchent de s’y attacher, si brillantes puissent être les scènes qui encadrent l’intrigue.

 

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