Le tapin tranquille.
C’est curieux, comme le temps passe… En 1978, lorsque j’ai vu La Petite, à sa sortie sur les écrans, ni le cadre d’un bordel confortable de la Nouvelle Orléans en 1917, ni la juvénilité de Violet (Brooke Shields), La Petite, ne m’avaient particulièrement choqué. J’avais simplement été un peu déçu par la lenteur et la minceur de l’intrigue du film de Louis Malle, dont la dernière œuvre, Lacombe Lucien avait été un formidable coup de fouet dans un paysage endormi et qui commençait avec ce film, d’un autre genre de venin, une nouvelle carrière Outre-Atlantique.