Entre la lumière et les ténèbres.
Il est bien certain que lorsque l’on sortait de la salle de cinéma, en 1980, après qu’on avait vu la triste et larmoyante histoire d’Elephant man,
on n’était pas très à l’aise mais on se demandait quelle était la part de la fiction d’épouvante et la part de la réalité vécue. Et comme on n’avait alors jamais entendu parler de David Lynch,
qui n’avait alors réalisé que le confidentiel Eraserhead,
on était très impressionné.
On l’est, il me semble, un peu moins aujourd’hui, même si la construction dramatique est parfaite et si réussie qu’est la photographie rigide, noirâtre, pluvieuse de Freddie Francis
(qui s’essaya, avec la Hammer
à quelques assez médiocres réalisations plus classiques). Read the rest of this entry »

absolument ravissante (et au pseudo rigolo de Truquette) et surtout, de la part du jeune réalisateur (
Zincs de Paris.
(1949) de
ou
(1958) de
aient eu ce statut. Le film qui me vient à l’esprit et qui, le premier, devient cette sorte d’objet d’adulation générationnelle, c’est
(1969) de
à la suite de quoi des sectes de fidèles assidus se sont constituées.

qui s’inscrivait dans la veine rurale d’
après
et
(et il me semble même que
se passe en partie à la campagne). Revu l’autre jour, je me suis dit que ça n’avait pas bien passé les années et que, s’il n’en restait une sorte de préfiguration des idéologies de l’écologie et de la décroissance, on n’en parlerait plus guère. Mais, le film étant sorti sur les écrans au début de 1968, il est apparu après coup comme un éclairage de ce qui allait se passer dans certaines mouvances non-violentes, communautaires et libertaires. D’ailleurs, ce n’est sûrement pas faux ; je tiens depuis longtemps que les seuls qui peuvent avoir des visions d’avenir ne sont pas les scientifiques (les futurologues qui prédisent périodiquement des tas de trucs qui ne se réalisent jamais), mais les écrivains et les artistes…
Le lotus étoilé.
a, paraît-il, reçu de vifs reproches de la vertueuse doxa critique, qui l’a jugé affreusement raciste, tout ça parce que le film présente, sous un aspect assez répugnant, les magouilles de la mafia chinoise entre Hong-Kong et New-York.
L’adolescence éternelle.
est assez particulier, maladroit, mais très attachant, comportant des balourdises souvent risibles, des dialogues mal fichus, des tas d’invraisemblances et de naïvetés, mais finissant toujours par intéresser et à retenir l’attention. Il me semble que
est plein de ces caractéristiques, agace et irrite plutôt au début mais laisse in fine une impression agréable, qui n’est pas seulement due au talent et aux thèmes musicaux de 
Les lendemains qui déchantent.
ça pouvait faire un film solide. Et que l’image du retour d’un terroriste disparu depuis plusieurs années au milieu de ceux avec qui il a milité pour la Révolution violente et qui vivent désormais une existence apaisée, souvent confortable est assez excitante (voir, s’il en est besoin,
de 
, on pourrait n’accorder qu’un intérêt poli à ce film mythique, jusqu’à présent inédit en DVD, et que j’ai découvert aujourd’hui, sans être bien certain que le ramdam créé grâce à la non moins mythique ritournelle de
valait la peine de le ressortir quarante ans après.
Bof…
initial, de 1983, de
un peu sceptique sur l’utilisation, pour ficher la trousse, d’un simple mode de transport. Ayant écrit cela, je m’en repends immédiatement, me souvenant que
demeure un film terrifiant et, sur le strict rapport d’un ascenseur, ayant beaucoup apprécié son usage homicide dans
(mais il n’intervient là qu’à une seule reprise, les autres meurtres et horreurs survenant avec d’autres truchements).