Elephant man

juillet 28th, 2014

Entre la lumière et les ténèbres.

Il est bien certain que lorsque l’on sortait de la salle de cinéma, en 1980, après qu’on avait vu la triste et larmoyante histoire d’Elephant man, on n’était pas très à l’aise mais on se demandait quelle était la part de la fiction d’épouvante et la part de la réalité vécue. Et comme on n’avait alors jamais entendu parler de David Lynch, qui n’avait alors réalisé que le confidentiel Eraserhead, on était très impressionné.

On l’est, il me semble, un peu moins aujourd’hui, même si la construction dramatique est parfaite et si réussie qu’est la photographie rigide, noirâtre, pluvieuse de Freddie Francis (qui s’essaya, avec la Hammer à quelques assez médiocres réalisations plus classiques). Read the rest of this entry »

La fille du 14 juillet

juillet 27th, 2014

artoff6634Jolie Truquette.

J’ai bien du mal à avoir une opinion sur le film, alors, lui mettre une note ! Ça frôle souvent le 0, ça n’atteint jamais le maximum mais il y a ici et là de petits éclairs de bouffonnerie délicieuse, des idées très drôles, une actrice principale (Vimala Pons) absolument ravissante (et au pseudo rigolo de Truquette) et surtout, de la part du jeune réalisateur (Antonin Peretjatko) – finalement pas si jeune que ça : 40 ans -, une telle volonté de sortir des sentiers battus et des ponts-aux-ânes habituels des sujets de société ou des drames sanguinolents qui font le gros des premiers films, que ça n’est pas antipathique du tout.

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Chacun cherche son chat

juillet 26th, 2014

Zincs de Paris.

C’est curieux, d’ailleurs, cette notion de « film-culte d’une génération » qui me paraît assez récente dans le paysage du cinéma. Je ne crois pas que des œuvres aussi significatives que Rendez-vous de juillet (1949) de Jacques Becker ou Les tricheurs (1958) de Marcel Carné aient eu ce statut. Le film qui me vient à l’esprit et qui, le premier, devient cette sorte d’objet d’adulation générationnelle, c’est Easy Rider (1969) de Dennis Hopper, à la suite de quoi des sectes de fidèles assidus se sont constituées.

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Amadeus

juillet 24th, 2014

2286Trop de notes !

Je ne suis pas très mélomane, sans pour autant dire comme Voltaire (paraît-il) que la musique est le plus épouvantable de tous les bruits. Mais je reste assez froid aux raffinements de la composition et je me suis endormi régulièrement lorsque, pour de lourdes raisons sociales, je me suis retrouvé dans un fauteuil de la salle Pleyel ou d’une des salles de l’Opéra de Paris. C’est comme ça ; je n’en suis ni particulièrement fier, ni particulièrement honteux.

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Alexandre le bienheureux

juillet 21st, 2014

Surfait.

J’avais gardé un souvenir aimable d’Alexandre le bienheureux, qui s’inscrivait dans la veine rurale d’Yves Robert, après Ni vu, ni connu et La guerre des boutons (et il me semble même que Bébert et l’omnibus se passe en partie à la campagne). Revu l’autre jour, je me suis dit que ça n’avait pas bien passé les années et que, s’il n’en restait une sorte de préfiguration des idéologies de l’écologie et de la décroissance, on n’en parlerait plus guère. Mais, le film étant sorti sur les écrans au début de 1968, il est apparu après coup comme un éclairage de ce qui allait se passer dans certaines mouvances non-violentes, communautaires et libertaires. D’ailleurs, ce n’est sûrement pas faux ; je tiens depuis longtemps que les seuls qui peuvent avoir des visions d’avenir ne sont pas les scientifiques (les futurologues qui prédisent périodiquement des tas de trucs qui ne se réalisent jamais), mais les écrivains et les artistes…

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L’année du dragon

juillet 19th, 2014

Le lotus étoilé.

Film construit de façon assez baroque, très bariolée, ne reculant pas devant les flamboyances et les excès, mais drôlement haletant et sans longueur, alors qu’il dure deux heures et quart. L’année du dragon a, paraît-il, reçu de vifs reproches de la vertueuse doxa critique, qui l’a jugé affreusement raciste, tout ça parce que le film présente, sous un aspect assez répugnant, les magouilles de la mafia chinoise entre Hong-Kong et New-York.

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Ho !

juillet 16th, 2014

L’adolescence éternelle.

Tout de même, le cinéma de Robert Enrico est assez particulier, maladroit, mais très attachant, comportant des balourdises souvent risibles, des dialogues mal fichus, des tas d’invraisemblances et de naïvetés, mais finissant toujours par intéresser et à retenir l’attention. Il me semble que Ho ! est plein de ces caractéristiques, agace et irrite plutôt au début mais laisse in fine une impression agréable, qui n’est pas seulement due au talent et aux thèmes musicaux de François de Roubaix.

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Netchaïev est de retour

juillet 11th, 2014

Les lendemains qui déchantent.

Eh non, ce n’est pas très bon, malgré un titre qui, par ses résonances lourdes, sa référence à un révolutionnaire professionnel compagnon de Bakounine et inspirateur de Lénine, son côté d’apparence fatidique, promettait beaucoup mieux. D’autant que Jacques Deray, Jorge Semprun, Yves Montand, Claude Bolling, ça pouvait faire un film solide. Et que l’image du retour d’un terroriste disparu depuis plusieurs années au milieu de ceux avec qui il a milité pour la Révolution violente et qui vivent désormais une existence apaisée, souvent confortable est assez excitante (voir, s’il en est besoin, Cavale, de Lucas Belvaux).

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Sacco et Vanzetti

juillet 10th, 2014

Un mythe étonnant.

À moins qu’on apprécie fortement les films de procès (du type Douze hommes en colère), on pourrait n’accorder qu’un intérêt poli à ce film mythique, jusqu’à présent inédit en DVD, et que j’ai découvert aujourd’hui, sans être bien certain que le ramdam créé grâce à la non moins mythique ritournelle de Joan Baez valait la peine de le ressortir quarante ans après.

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L’ascenseur, niveau 2

juillet 10th, 2014

Bof…

Amateur intermittent de films de peur, de terreur, d’épouvante, de malaise (de tout ce qui est censé foutre les chocottes et susciter un choc adrénaliné à des moments stratégiques), je n’avais pas vu L’ascenseur initial, de 1983, de Dick Maas, un peu sceptique sur l’utilisation, pour ficher la trousse, d’un simple mode de transport. Ayant écrit cela, je m’en repends immédiatement, me souvenant que Duel demeure un film terrifiant et, sur le strict rapport d’un ascenseur, ayant beaucoup apprécié son usage homicide dans La malédiction 2 (mais il n’intervient là qu’à une seule reprise, les autres meurtres et horreurs survenant avec d’autres truchements).

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