Du Guesclin

avril 28th, 2014

Légende dorée.

Voilà un film que j’aurais aimé aimer parce qu’il retrace – assez fidèlement, semble-t-il – la vie d’une des grandes figures héroïques de la geste française, un de ces modèles et exemples que l’on donnait jadis à l’admiration des écoliers, qu’on n’a pas ménagé les moyens et le budget et qu’on arrive, somme toute, à un exercice appliqué assez banal, sans souffle, sans ferveur, sans puissance. Read the rest of this entry »

Un Garibaldien au couvent

avril 24th, 2014

Une curiosité.

Tout de même, se dire que six ans après, Vittorio De Sica réalisait Le voleur de bicyclette laisse un peu pantois. Parce que l’aimable divertissement Un Garibaldien au couvent que j’ai capté sur FR3 l’autre soir ne permet tout de même pas d’imaginer de ce que seront les grands films qui vont venir, Sciuscia, Miracle à Milan, La Ciociara, Le jardin des Finzi-Contini

Je dois avouer que je n’ai pas vu la fin du film, que j’avais chargé ma box d’enregistrer, celui-ci passant à des heures tardives, donc indécentes. Comme le journal de FR3 a duré plus que prévu, l’enregistrement s’est arrêté cinq ou six minutes avant la fin et j’ai raté le happy end. Rien de bien grave, ce genre d’œuvres laissant deviner son déroulement très tôt et donnant toutes les prévisibilités évidentes dès le premier quart d’heure d’exposition passé. Read the rest of this entry »

Une promesse

avril 21st, 2014

L’amour inquiet.

Patrice Leconte est un de ces trop rares réalisateurs qui, boulimiques de cinéma, osent se remettre en cause à chaque film tourné, varier les angles et les histoires et ne pas craindre de surprendre ceux qui le suivent depuis longtemps. Cela au moins depuis le binôme des Bronzés, mais on l’a aussi souvent trouvé étonnant autant dans le brio de l’éclatant Ridicule ou de la grave Veuve de Saint-Pierre que dans Tandem, Monsieur Hire, Le mari de la coiffeuse, Le parfum d’Yvonne, La fille sur le pont, L’homme du train, toutes histoires où la sensibilité du réalisateur, son goût des demi-teintes touche profondément, ou intrigue, ou séduit… Read the rest of this entry »

L’Évangile selon saint Matthieu

avril 18th, 2014

Fidélité un peu froide.

On m’a de tout temps chanté des merveilles de cet Évangile selon saint Matthieu. Et comme je ne trouvais aucun film encore inconnu de moi plus susceptible de me faire passer l’après-midi du Vendredi saint dans d’édifiantes dispositions d’esprit, j’ai regardé ce Pasolini avec bienveillance et douceur (naturellement) évangéliques. Read the rest of this entry »

Monsieur Batignole

avril 16th, 2014

Sans bruit ni fureur.

La carrière populaire (et inégale) d’acteur de Gérard Jugnot ne devrait pas faire oublier qu’il réalise des films qui ne sont pas négligeables et qui, au delà de la fréquente originalité de leur sujet, ne sont pas de ceux qui s’essoufflent au bout de trois quarts d’heure de projection. Pinot, simple flic ou Scout toujours sont plutôt simplistes, mais Une époque formidable tient très bien la route, Fallait pas ! est plein d’idées à la fois glaçantes et hilarantes et Meilleur espoir féminin est narquois et tendre. Read the rest of this entry »

À la poursuite d’Octobre rouge

avril 15th, 2014

Technique.

Dans ma longue mémoire de cinéphage, je n’ai pas beaucoup de souvenirs d’être resté ainsi stoïquement jusqu’au bout d’un film qui avait commencé à m’enquiquiner passé les dix premières minutes. Sans doute les résolutions prises pour le carême et renforcées par le début de la Semaine Sainte m’ont-t-elles contraint à mesurer mon courroux et à ravaler mes bâillements jusqu’au bout de cet ennuyeux pensum de plus de deux heures.

D’un doigt hésitant et au bénéfice de la présence de Sean Connery, je m’étais résolu à regarder ce film qui a eu à son heure, dit-on, un réel succès. Read the rest of this entry »

Le bateau d’Émile

avril 14th, 2014

Presque un naufrage.

On a beau se dire et se redire qu’un film de Denys de La Patellière, qui n’était pas un manchot, réunissant Michel Simon, Pierre Brasseur, Lino Ventura et Annie Girardot en première ligne et, en deuxième rang (allez, en troisième, si l’on veut) Jacques Monod, Édith Scob, Dominique Davray, Jean Gaven, Étienne Bierry ne peut qu’intéresser l’amateur, on est tout de même forcé de déchanter, même à la troisième ou quatrième vision. Read the rest of this entry »

Le choc des Titans

avril 13th, 2014

La nostalgie, camarades !

Ma lointaine découverte du Choc des Titans m’avait laissé au cœur une douce nostalgie et le souvenir de l’émerveillement de mes enfants, alors tout jeunes mais tout de même plus frottés de modernité que moi me laissait penser que je me laisserais emporter par le mythe éternel de Persée et d’Andromède. Et puis je me disais que c’était la dernière intervention de Ray Harryhausen, si extraordinaire animateur de nos douces peurs dans Le septième voyage de Sinbad ou dans Jason et les Argonautes. Read the rest of this entry »

Blanche Fury

avril 11th, 2014

Le bois des amants.

Après avoir vu Blanche Fury, je ne suis pas loin de réévaluer (à la hausse, évidemment) le cinéma de Marc Allégret que je n’avais pas en grande estime jusque là, malgré Entrée des artistes et Félicie Nanteuil, mais à cause d’œuvrettes qui ont pu avoir du succès, comme Zou-zou , Lac aux dames ou Gribouille, vraiment trop mal fichues et conçues, bien qu’elles ne soient pas, ici et là, dépourvues d’un certain charme. Read the rest of this entry »

La banquière

avril 8th, 2014

18455475.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxUne sainte fripouille.

Peut-être est-ce la proximité de la campagne électorale municipale et les remugles que j’ai pu y déceler qui m’ont incité à regarder une nouvelle fois La banquière. (Non, là, je dis des bêtises ! Juré, craché, la tête sur le billot je ne vois pas le moindre rapport entre l’époque actuelle et la course à l’abîme de notre pays dans les années Trente, entre naïfs gogos et subtils prévaricateurs, rastaquouères douteux et jeunes gens ambitieux).

Le film serait excellent s’il s’était résolu à conter l’histoire de cette crapule grassouillette de Marthe Hanau, fût-elle travestie et enjolivée en celle d’Emma Ekhert, incarnée par la radieuse beauté de Romy Schneider.

Read the rest of this entry »