Océans

mars 19th, 2011

Esthétique et ennuyeux.

La carrière d’acteur de Jacques Perrin a connu quelques réussites éclatantes, de La 317è section à Cinema Paradiso en passant par Les demoiselles de Rochefort.

Sa carrière de réalisateur-producteur-scénariste-documentariste a commencé par un véritable chef-d’œuvre de sensibilité et de montage, Les enfants de Lumière, qui, en 1995, pour le centenaire de son invention, donnait un florilège éclatant du cinéma français, pure merveille indispensable. Read the rest of this entry »

Un taxi pour Tobrouk

mars 13th, 2011

Depuis la plus haute antiquité, la guerre…

Dans la falote carrière de Denys de La Patellière, il y a trois années de grâce ; après le médiocre Retour de manivelle, avant l’atterrant Bateau d’Émile, il y a Les grandes familles, Rue des prairies, Un taxi pour Tobrouk.

Mais à dire vrai, je ne suis pas certain que ces trois films soient de La Patellière : le premier est adapté d’un roman de Maurice Druon, le deuxième, d’un roman de René Fallet ; les trois doivent tout à Michel Audiard, à son talent protéiforme, à son génie des mots, des situations, de l’empathie avec les acteurs, à sa capacité de distance avec les banalités bien-pensantes (on dirait aujourd’hui politiquement correctes). Read the rest of this entry »

Sciuscia

mars 6th, 2011

Tristes enfants perdus.

Selon ce que je lis ici et là, Sciuscia est le premier vrai film où Vittorio De Sica sort de son image de charmeur à l’œil de velours et à la moustache conquérante (qu’il reprendra souvent, singulière dichotomie, lorsqu’il ne sera qu’interprète de films tournés par d’autres) et devient un grand cinéaste inspiré, et souvent bouleversant. Read the rest of this entry »

L’horloger de Saint-Paul

mars 6th, 2011

Lyon-la-belle

Je suis assez d’accord avec ceux qui estiment que Bertrand Tavernier est un bûcheron illuminé d’un amour profond pour le cinéma qui, grâce à cette passion a, ici et là, semé quelques films admirables (Que la fête commence,Coup de torchon, La vie et rien d’autre, Capitaine Conan), réaliser quelques grands succès intéressants (L.627, L’appât) et quelques ratages accablants (La passion Béatrice, Daddy nostalgie)… Read the rest of this entry »

Les Chouans

février 27th, 2011

À peine passable.

Il y a trop de temps que j’ai lu le roman de Balzac, une de ses premières œuvres, et donnée par lui pour assez médiocre, pour me souvenir si l’adaptation d’Henri Calef a de l’exactitude ; je doute toutefois qu’il présente de façon aussi sommaire le drame des guerres de l’Ouest, terres de fidélité à la religion et à l’ancienne monarchie, ravagées par le totalitarisme idéologique révolutionnaire, moins, il est vrai, en Bretagne que dans les territoires de la Vendée militaire, Anjou, Maine et Poitou. Read the rest of this entry »

Cul-de-sac

février 20th, 2011

Bizarre.

J’avais conservé un souvenir assez fort de Cul-de-sac et j’ai espéré vainement, pendant toute la re-vision du film que j’allais vraiment accrocher et me glisser dans la bizarrerie délicieuse de l’histoire ; je dois dire que, sauf, épisodiquement, je n’y suis pas parvenu. Read the rest of this entry »

Austerlitz

février 20th, 2011

Gance, ses pompes et ses œuvres.

Mon exploration de l’œuvre d’Abel Gance n’ira sûrement pas plus loin et, stupéfait par la médiocrité de Lucrèce Borgia et – plus encore ! – de La tour de Nesle, je ne rehausse pas mon jugement après cet Austerlitz, qui fut un petit succès d’estime mais relégua aussi le flamboyant réalisateur de J’accuse au rang des has been définitifs.

Le meilleur d’Austerlitz, c’est ce qui est le moins Gancien, ce qui, quoi qu’il en ait dit, mais comme l’en charge dans le supplément du DVD, Jean Tulard, à la fois historien de Napoléon Bonaparte et Pic de la Mirandole du cinéma, ce qui, donc, ressemble le plus au passé vu par Sacha Guitry : collection de mots, de scènes obligées par la légende historique, d’acteurs majeurs incarnant de petits rôles : Read the rest of this entry »

L’ultime razzia

février 15th, 2011

D’emblée percutant.

On a déjà beaucoup glosé sur ce film où la patte du réalisateur est encore un peu incertaine, bien qu’on y trouve des partis-pris heureux et parfaitement assumés, mais de toute façon on ne perd jamais son temps à regarder un Kubrick, même si on l’a déjà vu plusieurs fois. Read the rest of this entry »

Un ami viendra ce soir

février 13th, 2011

38207Niais.

Je ne sais pas pourquoi je m’étais méfié, lors de la sortie du film dans la défunte (et regrettée) collection Canal+ classique (qui a également édité, du même réalisateur Marthe Richard au service de la France) et ne l’avais pas acheté…

Pourtant Michel Simon, Louis Salou, Saturnin Fabre, cela faisait trois excellentes raisons pour une emplette… Read the rest of this entry »

Fleur d’oseille

février 6th, 2011

Les pépées font la loi.

Si j’intitule ce message Les pépées font la loi, du nom d’un affligeant film de Raoul André,  qui n’a aucune importance, c’est parce que dans Fleur d’oseille, tout aussi affligeante production de troisième zone d’un Georges Lautner, qu’on a connu mieux inspiré, les seuls quinquets qu’on puisse apercevoir, dans la nuit abyssale, sont ceux qui éclairent les deux personnages féminins.

Ce venin craché, que dire ? Read the rest of this entry »