Tanguy

décembre 2nd, 2007

tanguyBien décevant.

C’est bien décevant, tout ça ! Je trouvais à Chatilliez une grande capacité à saisir, par instantanés, certains travers et ridicules de l’époque, à bousculer les vaches sacrées, à décaper sarcastiquement les présupposés angéliques en cours, la prévalence du milieu social dans La vie est un long fleuve tranquille ou l’évidence de la bonté supposée des vieillards dans Tatie Danielle, mais à part ces deux premiers films, tout ce qu’il a produit ensuite, dès Le bonheur est dans le pré était l’exploitation d’une seule idée qui ne s’étayait que sur pas grand chose. Read the rest of this entry »

Sous les toits de Paris

décembre 1st, 2007

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« Avoir un bon copain… »

Ce doit être là un des tout premiers films parlants du cinéma français et l’empreinte du Muet est omniprésente, moins dans le jeu des acteurs, étonnamment convaincants et exempts des tics théâtraux pleins d’exagération et d’emphase qui gâchent trop souvent les films de cette époque, mais bien davantage dans une certaine façon de montrer des conversations sans paroles, et plus encore, peut-être, dans certains mouvements de foule quasiment browniens, où les protagonistes vont dans tous les sens, comme semblent le faire les acteurs des films comiques américains sans paroles. Read the rest of this entry »

Le silence de la mer

novembre 30th, 2007

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Vraiment ambigu.

Je n’avais jamais vu la première œuvre de Jean-Pierre Grumbach, dit Jean-Pierre Melville (pas davantage que je n’ai lu le livre de Jean Bruller, dit Vercors) dont Le silence de la mer est adapté, assez fidèlement, paraît-il. J’ai regardé hier soir et j’en tire un sentiment plus que mitigé, sur le double aspect de la réalisation cinématographique et de l’idéologie qui sous-tend le récit. Read the rest of this entry »

Brigade des mœurs

novembre 27th, 2007

Étonnant de nullité

Concevez bien que ce film de 1959, au titre racoleur, ne comporte pas d’autres étoile de première grandeur cinématographique que Jean Tissier, dont l’azimut n’a jamais été bien élevé sur le plan de l’écliptique (j’imagine que je viens d’écrire une abomination en termes scientifiques, mais je n’ai jamais compris grand chose à l’astronomie, et, en plus, j’ai été malade en classe de 4ème, époque où l’on vous donnait les rudiments de cette science enivrante) ; concevez bien que l’homme qui dispute la vedette au nonchalant qui passe a le considérable éclat de Fernand Sardou (le papa de qui vous imaginez), sachez que la maison Barclay s’est donnée la part du lion dans la production (un film interprété par Eddie Barclay – le chef d’orchestre – dont la musique a été écrite par Eddie Barclay et dont les numéros de cabaret sont interprétés par de talentueux poulains de l’écurie d’Eddie Barclay – dont Dalida qui chante l’immortel Bambino). Read the rest of this entry »

Pour rire

novembre 26th, 2007

Plein de charme.

Pour rire ! est un film charmant, très éloigné de la veine sombre de Lucas Belvaux, et, sur le mode tendre, voire comique, plutôt meilleur qu’Un couple épatant, premier volet ensoleillé de la trilogie tragique qui comporte aussi les très bons Cavale et Après la vie. Read the rest of this entry »

Le voyage à Biarritz

novembre 21st, 2007

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Pieux pélerinage

Parce qu’un film qui se déroule autour de la SNCF et dont les protagonistes travaillent dans les chemins de fer me semblait dans l’air du temps de notre novembre grévicole, parce qu’on est rarement déçu par un film de Gilles Grangier – surtout lorsqu’on n’en attend pas grand chose ! – et surtout, enfin, et prioritairement parce que c’est le dernier film tourné par la grande Arletty, j’ai regardé avec une bonhomie à peine distraite ce Voyage à Biarritz gentillet et nigaud, mais point désagréable. Read the rest of this entry »

Premier Rendez-vous

novembre 18th, 2007

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Délicieux et suranné

Nous sommes bon nombre à conserver dans nos mémoires et nos cœurs aussi, peut-être, des minois d’actrices pour qui l’on a forcément envie d’être indulgent, quelle que soit la qualité du film que l’on regarde… On ne me fera jamais trouver totalement médiocre un film où je vois surgir, au détour d’une séquence, Odette Joyeux, Elsa Martinelli ou Stéphane Audran. Et, naturellement, la plus admirée de toutes, à mes yeux, Danielle Darrieux. Read the rest of this entry »

Nuits rouges

novembre 17th, 2007

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Je suis perplexe…

Dans une édition parrainée par Les Cahiers du cinéma, sont sorties, couplées avec Judex,  qui bénéficie d’une réputation assez mythique, sont sorties, donc, ces curieuses Nuits rouges, dont le scénariste et interprète, Jacques Champreux dit, dans le supplément, qu’elles ne connurent absolument aucun succès lors de leur sortie, en 1973. Read the rest of this entry »

Horribilis

novembre 10th, 2007

18604393Sangsues dégoûtantes

On sait bien qu’il ne faut pas être trop regardant lorsqu’on s’assied devant son écran pour regarder un de ces films gore ultra-codés où nos valeureux héros, après être passés par toutes les frayeurs possibles et imaginables, sauvent la Terre (ou, simplement, sauvent leur peau) au dernier moment, dans un effort à peu près toujours désespéré et, en toutes circonstances, fort ingénieux. Read the rest of this entry »

Au diable la vertu

novembre 3rd, 2007

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Graveleuses pantalonnades

Voilà un petit film sans prétention aucune qui devait faire les beaux soirs du Maxéville ou du Barbizon, de ces salles de quartier où des comédies bon enfant se déroulaient à la pelle, aux temps où le populo avait déjà déserté le théâtre et le music-hall, et où la télévision n’avait pas encore étendu son grand rideau sommeillant sur l’après-dîner des braves gens. Read the rest of this entry »