Un des rôles dramatiques de Fernandel
Deux remarques à caractère para-historique tout d’abord
- la qualité de l’édition René Château : tout est relatif, avec ce sagouin, bien sûr, mais enfin, pour ce film, sorti il y a trois ou quatre ans, l’image était de qualité, hors quelques scories, il y avait un chapitrage et même des suppléments (filmographies et petit retour sur le tournage).
- plus sérieusement, on sent qu’on est en pleine époque de l‘engagement (le film date de 1950) et l’idéologie ne fait pas dans la dentelle ! C’est assez curieux, de la part de Fernandel
– dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’était pas progressiste, mais aussi de Richard Pottier
, qui avait tourné, l’année d’avant l’agréable Barry
et allait tourner, l’année suivante, Caroline chérie
, aux accents plutôt réactionnaires ! Read the rest of this entry »

(nouvelle qui donna lieu, en 1961, sous le titre
, à une remarquable adaptation télévisée de
).
, peut-être son meilleur, avec
; son meilleur, parce qu’il n’y a pas, pour une fois, de pamphlet anti-bourgeois, toujours tellement convenu, complaisant et répétitif, mais exactement une épure, certes située dans la grande bourgeoisie, mais qui pourrait tout autant se dérouler dans d’autres milieux sociaux. 
, un acteur que j’apprécie beaucoup (que ceux qui en sont restés à la caricature, amusante, au demeurant, de
se rendent compte de la variété de son jeu), intéressé par le thème tel qu’il était présenté dans les gazettes, je suis allé, avec ma femme, voir ça hier soir.
Exercice de style
, qui s’appelle
, avec un
exceptionnel, qui me semble bien plus original que cette
, finalement assez convenue, assez prévisible, qui ne brille que par l’accumulation d’excellents acteurs, notamment
,
et
. 
, la Warner vous oblige à une vente forcée : cette édition est couplée avec
dans un coffret indissociable ; ça n’aurait rien de scandaleux, si 
, par sa façon d’installer un climat étouffant, avec un crescendo bluffant… 
n’est plus le beau mec d’avant-guerre, clef des cœurs marqué par la poisse de cette chienne de vie et par la duplicité des femmes, incarné de
à
, ni ce type fatigué, usé par trop d’émotions et de trahisons des potes qu’il joue dans
ou
. Il est vieux, désormais – parce qu’en 1964, quand on a soixante ans, on est vieux -, il regarde derrière lui, il descend la pente ; d’ailleurs est-ce que ceci ne pourrait pas avoir été écrit par
, alors que c’est extrait de Bel-Ami de
? La vie est une côte. Tant qu’on monte, on regarde le sommet, on se sent heureux, mais dès qu’on arrive en haut, on aperçoit tout d’un coup la descente, et la fin, qui est la mort. Ça va lentement quand on monte, mais ça va vite quand on descend. 
qui avait enchanté mon année 1970 et qui apparaissait mythique à tous égards, de la confrontation réussie de
et de
à la musique inoubliée de
en passant par la reconstitution soignée du Marseille des Années Trente. Il n’y avait pas jusqu’à la rareté du film (non diffusé à la télé depuis près de vingt ans, comme il est rappelé ici et là) qui contribuait à nous donner ce délicieux frisson de plaisir qui fait les bonnes soirées.
Assassin affadi
n’est pas mal, pas mal du tout vraiment. 
), fils prodigue aux relations scabreuses qui, parce que les trafiquants ont décidé de faire la peau à son père et son frère, revient dans le droit chemin et se débarrasse de ses vieux oripeaux (c’est là une rédemption, non pas une délation, moins encore une lâcheté).