Mieux vaut être riche et bien portant…
Ce film sans beaucoup d’équivalents dans le cinéma français vaut surtout, précisément par son incongruité : critique sociale qui s’achève dans le gore et l’enfermement ! Pour bien l’apprécier, il faut le re-situer dans l’époque : 1973, à la grande époque du cinéma politique (tous les riches sont des buveurs de sang qui exploitent – et là c’est au premier degré ! – la force vitale et la fraîcheur native du prolétariat). Read the rest of this entry »
Sales types !
présente de réelles qualités de réalisation, tant dans la mise en images que dans la rythmique propre au sujet… On ne s’ennuie pas une seconde, même si, au début, on est assez écœuré par l’accumulation de veuleries de tous les personnages et par l’insignifiance falotte de leurs parents. Et comme on apprend, dans le supplément, qu’il s’agit d’une histoire fondée sur des faits vrais, on frémit de la déliquescence de ces rejetons de la middle-class qui n’ont pas l’excuse d’être lumpen-prolétarisés… 

) et Léa (
) a si extraordinairement frappé l’opinion publique et fasciné les auteurs que
semble être la cinquième adaptation après Les bonnes de
au théâtre,
de
de
(cette interprétation-là prenant de grandes libertés avec le récit). 
est parfait. 
d’
est sortie en 1935, à peu près en même temps que
de
ou
de
: on ne se croit pas dans le même cinéma, le cinéma du mouvement, et des dialogues, et des acteurs qui ont compris qu’ils ne jouent pas au théâtre ! 
, je demeure d’ailleurs perplexe sur l’intérêt de cette transgression, qui aurait pu être représentée comme fantasmée, et non pas directement montrée (fût-ce avec pudeur) tant elle n’est pas vraiment la substance et le point culminant du film, riche de bien d’autres aspects. 
, j’ai été fortement déçu par la re-vision du film, qui m’avait pourtant bien plu lorsqu’il était sorti. 

et son complice, le scénariste
venaient de tourner
,
,
et
, films de désespoir craquant, de destins amochés, de vies gâchées, de noirceurs, de duplicités, films cruels et poignants qui correspondent très bien aux difficultés d’un pays qui, après l’enthousiasme de la Libération, se découvre affaibli, ruiné, ravalé aux querelles politiques habituelles et où le ravitaillement est encore médiocre et les restrictions réelles.