Comment se fait-il qu’on puisse avoir un tel talent de prise de vue, utiliser une photographie aussi somptueuse, réaliser un film dont bon nombre d’images sont aussi magnifiques et les apposer sur des personnages aussi creux et une histoire aussi simpliste ? (suite…)
Archive for the ‘Chroniques de films’ Category
Le narcisse noir
lundi, août 8th, 2011Si Paris nous était conté
dimanche, août 7th, 2011Même si c’est plein de merveilles de drôlerie et d’esprit, même si la distribution est invraisemblablement nombreuse et éclatante (que les amateurs s’amusent, ici et là, à reconnaître, jouant des séquences de quelques secondes, des actrices et acteurs célèbres, – Danielle Darrieux
, Françoise Arnoul
, Odette Joyeux
, Julien Carette
-, même si c’est un beau, noble, émouvant film d’amour pour Paris et pour la France – les plus grandes et véridiques amours de Sacha Guitry
-, ça n’atteint pas, et de loin, le niveau de Si Versailles
. (suite…)
Les abysses
mardi, août 2nd, 2011
Drôle de film…
Voilà un drôle de film, maladroit, irritant, fatigant, exaspérant, ridicule, même assez souvent, mais qu’on regarde tout de même avec grand intérêt, grâce à la force du sujet (l’histoire des meurtrières sœurs Papin, reprise, enluminée, portée au niveau de la légende dans La cérémonie
de Claude Chabrol
ou Les blessures assassines
de Jean-Pierre Denis). (suite…)
Sois belle et tais-toi !
dimanche, juillet 31st, 2011En regardant un film d’une aussi terrifiante nullité, puéril et violent tout à la fois, manquant de tout rythme et de toute idée, joué par quelques uns des plus mauvais acteurs du cinéma français (le pitoyable Darry Cowl
, Henri Vidal
, aussi figé que possible, René Lefèvre
, dont la mine niaise surnage du Crime de Monsieur Lange
par la seule magie du talent de Jean Renoir
), en regardant d’un œil navré cette accumulation de bêtises, on en vient presque à comprendre les propos iconoclastes des cinéastes de la Nouvelle Vague… (suite…)
Vive le Tour
samedi, juillet 30th, 20116/6 à un film de documentaire de 18 minutes ? Ça va pas la tête ?
Et si, ça va très bien, en tout cas si on considère que le Tour de France, c’est un peu comme le défilé du 14 Juillet, un truc qui façonne profondément la mémoire de notre pays, même si on ne s’intéresse pas beaucoup au cyclisme, et même si on apprécie modérément la musique militaire ; on peut ne pas comprendre, si l’on n’est pas imprégné de la substance de ce pays, ce qui n’est en aucun cas un jugement de valeur, mais une simple observation (mais faudrait pas la ramener ensuite en se présentant au suffrage) … (suite…)
Le mariage de Chiffon
samedi, juillet 23rd, 2011
Odette Joyeux, charmant petit monstre.
Il y aurait un parallèle très intéressant à dresser : celui du Mariage de Chiffon
et de Douce
, tous deux de Claude Autant-Lara
, tous deux adaptés d’un roman par le même Jean Aurenche
, avec la même Odette Joyeux
.
Douce
, qui est un grand chef-d’œuvre, est un film absolument noir, absolument tragique. Le mariage de Chiffon
est une comédie légère, qui n’évite pas, dans deux ou trois scènes, de tomber dans le vaudeville. Et pourtant, dans les deux films il y a cet ennui pesant des jeunes filles du monde, des jeunes filles des années d’avant la Grande guerre, des jeunes filles qui rêvaient à l’amour sans guère savoir ce que ça pouvait être, avant de s’engager dans un mariage qu’on réglait pour elles. (suite…)
Lost Highway
mardi, juillet 19th, 2011Les points de vue très intéressants développés ici et là par les passionnés nous laissent de toute façon désemparés : qu’est ce qu’il y a dans les films de David Lynch
, qu’est-ce qu’il y a dans Lost Highway
pour nous décontenancer autant et nous fasciner autour d’histoires qui n’ont ni début, ni fin, ni cohérence, ni raison, et qui nous paraissent pourtant, malgré la part faite à l’irrationnel, si ancrées dans un des cercles de notre réalité ? (suite…)
O’Brother
dimanche, juillet 17th, 2011Slapstick !
En fait, O’ Brother
, c’est une transposition de dessin animé, pleine d’invraisemblances, de folies, de gags absurdes et délicieux, de situations hystériques, de personnages ahuris ou fous furieux, et c’est ce qui en fait le charme.
Un petit charme, à dire vrai. Le film est un soupçon trop long, s’emberlificote à sa fin dans des marécages trop convenus pour être honnêtes et ne donne pas la même sensation de plaisir que Fargo
ou même Barton Fink
.
Allo Berlin ? Ici Paris
vendredi, juillet 15th, 2011Qui pourrait se douter, en voyant ce bien pâlot Allô Berlin ? Ici Paris
, tourné en 1932, que Julien Duvivier
allait réaliser dans les cinq ans qui suivaient La bandera
, La belle équipe
, Pépé le Moko
, Carnet de bal
, La fin du jour
, quelques uns des films les plus forts et les plus importants du cinéma français ? Et, même qu’il était l’auteur, auparavant, d’un excellent David Golder
? (suite…)
Ascenseur pour l’échafaud
mardi, juillet 12th, 2011Un film magnifique, maîtrisé du début à la fin, muni de ce style si particulier de Louis Malle
, qui sait instiller le malaise comme personne.
Le scénario est bluffant d’ingéniosité et de sophistication, habile, très intelligent, coinçant les protagonistes dans une sorte de cage dont personne ne peut sortir, pas plus que Julien Tavernier (Maurice Ronet
) ne peut sortir de l’ascenseur dans lequel il est bouclé pour la nuit. Loin des architectures compliquées et artificielles d’un Sébastien Japrisot
, il fonctionne comme une mécanique implacable et évidente. (suite…)







