Le solitaire

mars 2nd, 2016

Le_SolitaireOn ferme !

C’est un Belmondo en Monsieur Boum-Boum de trop ; on pourrait d’ailleurs aussi presque dire que c’est un Deray de trop et qu’après l’excellent On ne meurt que deux fois, le cinéaste n’a plus rien tourné d’intéressant (à la toute petite exception de Netchaïev est de retour, qui ne vaut déjà pas grand chose). Read the rest of this entry »

Le cœur des hommes

février 28th, 2016

affiche Comme un plat surgelé

Lourde ambition que de se lancer dans ce qu’on pourrait appeler le film de bande en 2003 ! Ça semble avoir réussi à Marc Esposito puisque son film a eu suffisamment de succès pour connaître deux suites… Mais le réalisateur a eu assez conscience de la gageure en évoquant (supplément du DVD) les grandes ombres des films de Claude Sautet (Vincent, François mais aussi Mado) ou d’Yves Robert (Un éléphant et Nous irons tous). Tant à faire, pour compléter le tableau et se trouver devant de rudes exemples, il aurait pu également évoquer Mes chers amisRead the rest of this entry »

Timbuktu

février 26th, 2016

373884C’est quand qu’on va où ?

Il ne faudrait pas que la juste indignation que nous ressentons envers les Islamistes et la répulsion que nous devons éprouver pour leur folie sanglante nous entraîne dans un tel chemin d’empathie que nous puissions nous croire obligés de hausser Timbuktu au rang de chef-d’œuvre. Sept Césars raflés lors de la cérémonie de 2015, un nombre considérable de prix récoltés dans les festivals internationaux : on a l’impression que les Jurys se sont presque sentis obligés de donner à l’élève Abderrahmane Sissako la note maximale parce que le combat qu’il a mené est indiscutable. Read the rest of this entry »

Pour la peau d’un flic

février 25th, 2016

pour-la-peau-d-un-flic-a01Fallait pas !

L’autre soir, diffusion sur Arte d’un portrait d’Alain Delon ; portrait seulement passable, au demeurant, présentant davantage l’homme que l’acteur et insistant avec une complaisance navrée sur ses mésaventures sentimentales. Mais au cours de l’émission, une intervention de Delon très pertinente disant, en substance Je ne suis qu’un acteur et un acteur, ce n’est rien, en tout cas ce n’est pas un créateur ; le réalisateur et même le dialoguiste, ce sont des créateurs ; l’acteur, non !. Read the rest of this entry »

Mais qui a tué Harry ?

février 21st, 2016

21003049_20130503123830317Humour noir poussif.

Je me souviens encore de la mine dépitée de ma mère lorsque, en 1957, nous sommes sortis de la salle qui projetait Mais qui a tué Harry ?. C’est que, férue des films à suspense d’Alfred Hitchcock elle avait été complètement décontenancée et très déçue par cette comédie noire ironique qui est une singularité dans l’œuvre du gros bonhomme. Sans vouloir trop manier le paradoxe, j’ai été, presque soixante ans plus tard, plutôt moins agacé que je ne m’attendais à l’être : sans doute est-ce dû à la beauté calme des paysages du Vermont au cœur de l’automne : l’érable rougeoyant, jaunissant, brunissant est, depuis toujours un très bel argument de séduction. Read the rest of this entry »

Sept jours ailleurs

février 20th, 2016

Sept_jours_ailleurs_1969Minime et chichiteux.

Il faut bien  du mérite pour trouver des qualités à ce film interminable de 83 minutes (et en fait de 80 minutes de trop) et  montrer quelque aveuglement pour regretter que Marin Karmitz ait rapidement arrêté sa carrière de réalisateur. De fait, après avoir tourné ensuite deux films militants, Camarades et Coup pour coup, il a très rapidement compris qu’il avait davantage sa place parmi les 500 plus grandes fortunes françaises qu’au sein de la Gauche prolétarienne maoïste dont il fut membre. Read the rest of this entry »

Le retour de Casanova

février 19th, 2016

affiche_le_retour_de_casanovaHistoire sans fin.

Qu’est-ce qui manque au Retour de Casanova pour mériter de ma part une note simplement moyenne ? Sûrement pas grand chose, et pourtant je n’ai jamais senti que le film pouvait décoller, quitter son petit souffle agréable et ornemental pour aller plus loin. Et il y avait pourtant bien des choses intéressantes posées sur l’écran. Read the rest of this entry »

Z

février 17th, 2016

z-afficheModèle de film engagé.

Z possède un tel rythme, une telle tension, une telle qualité d’interprétation qu’il parvient presque à faire oublier les outrances militantes du réalisateur Costa Gavras dans la confrontation entre les ridicules méchants militaires et les ridicules gentils pacifistes. Ayant depuis longtemps échappé à l’actualité de la grotesque dictature des colonels grecs, le film se bonifie avec l’âge grâce à son efficacité dramatique. Read the rest of this entry »

Duellistes

février 16th, 2016

000357.74083550_1000X1000Je l’aurai, un jour, je l’aurai !

S’il ne s’agissait que d’apprécier la beauté, le raffinement des images et des lumières, le soin apporté au choix des décors, des costumes et des objets de la vie quotidienne et des servitudes militaires, si l’on pouvait ne rester que dans un magnifique livre d’art, certainement Duellistes mériterait la note la plus haute. Je n’ai pas souvenir d’avoir aussi été émerveillé, pour la composition toujours maîtrisée de la surface entière de l’écran, depuis Barry Lyndon ; et, de fait, un arrêt sur l’image, à quelque moment du film qu’il intervienne, donne toujours l’impression que le réalisateur a attaché à chaque instant un soin maniaque à l’esthétique de son travail. Read the rest of this entry »

À l’aube du cinquième jour

février 14th, 2016

50492La discipline, force principale des armées…

La guerre est finie ! beugle le malheureux Bruno Grauber (Franco Nero), qui n’y comprend rien quand ses compatriotes le bouclent avec son camarade Reiner Schultz (Larry Aubrey) dans une cage d’isolement. Mais non, pauvre couillon, la guerre n’est pas finie… Est-ce qu’on démobilise le jour de l’armistice ou même le jour de la capitulation ? Est-ce que les hommes reviennent dans leurs foyers ? Est-ce que la justice militaire cesse de fonctionner pour sanctionner pillages, viols et… désertions ? Read the rest of this entry »