Beaumarchais, l’insolent

octobre 26th, 2013

La vie en tourbillon.

Quelquefois le culot paye et le public suit. À moins de considérer que ce qui fut possible en 1996 ne serait pas concevable aujourd’hui, où les progrès de la massification, de l’inculture et des blockbusters ne permettraient pas de parier un kopeck sur le succès au Box-Office d’un film français intelligent, brillant, consacré à un auteur qu’on ne joue plus guère et à une période historique peu connue. Read the rest of this entry »

Mamma Roma

octobre 25th, 2013

film-mamma-roma19Tiens donc…

Après avoir regardé Mamma Roma, je crains bien de devoir revenir sur la piètre opinion que je me suis faite, depuis des décennies sur le talent de Pier Paolo Pasolini dont l’étrange fascinante personnalité m’a longtemps rebuté. Il est vrai aussi que j’avais été largement décontenancé par la Trilogie de la vie (Le Décaméron / Les Contes de Canterbury / Les Mille et une nuits), que je pensais être une suite de films salaces, qui alors émoustillaient mes vingt ans, et qui étaient en fait des œuvres assez dérangeantes et que les critiques lues sur Théorème ou Porcherie m’avaient rebuté. Read the rest of this entry »

Comme un torrent

octobre 22nd, 2013

Très bien, très Minnelli

Il faut tout de même un peu plus de tristesses, de tragédies, d’accablement dans un mélodrame pour que l’histoire, par son outrance même, puisse séduire et, au sens littéral, enchanter. En ce sens, Comme un torrent est une histoire idiote, absolument insignifiante, sans profondeur ni émotion. Il faut aussi que les personnages soient structurés, intéressants (et même caricaturaux), alors que le film de Vincente Minnelli n’offre que des zigotos exaspérants ou sans consistance. Read the rest of this entry »

Quo vadis ?

octobre 20th, 2013

Une grande fadeur.

Sûr que c’est de la belle ouvrage ! Il ne manque ni une vestale, ni un licteur, ni un buccin, ni un tuba, les effets de foule sont impressionnants, la reconstitution des monuments antiques parfaitement léchée, le chatoiement des couleurs rendu avec une précision maniaque. On l’a dit, c’est impeccablement hollywoodien, impeccablement technicolorisé. Et mis en musique par un vieux routier habile, Miklos Rozsa, qui a connu une grande réussite dans beaucoup de genres, notamment dans le péplum (Jules Cesar, Ben Hur, Le Roi des Rois, Sodome et Gomorrhe). Read the rest of this entry »

Antichrist

octobre 18th, 2013

Insupportable.

J’avais été bien intéressé par l’intelligence et l’originalité de Dogville et de L’Hôpital et ses fantômes et absolument sidéré par l’éclatante beauté de Melancholia, mais je me méfiais de Antichrist, à la mauvaise réputation de film sale, violent, déplaisant. J’ai cédé à de mauvaises sirènes et je me suis laissé entrainer : j’aurais bien mieux fait de passer mon chemin : Antichrist est un film désagréable, fatigant, souvent insoutenable et – ce qui est le pire – ennuyeux et gratuit. Read the rest of this entry »

Taris, roi de l’eau

octobre 18th, 2013

Caramba, encore raté !

Difficile de donner une note à un court métrage vraiment très court (10 minutes), sur un documentaire consacré à un des plus grands champions français, le nageur Jean Taris. Pourtant les gros plans, les prises de vue sous l’eau, les ralentis sont innovants et confèrent à ce qui aurait pu être un parfait sujet de la défunte émission Les coulisses de l’exploit un peu plus qu’un statut de reportage. Read the rest of this entry »

Les Bronzés 3 – Amis pour la vie

octobre 17th, 2013

Chiens perdus sans collier.

Comme tout le monde (enfin comme tous les gens que je connais), j’ai adoré Les bronzés et Les bronzés font du ski. Il va de soi que ne place pas les deux films au sommet de la création artistique mais parce que ces comédies populaires et au succès jamais démenti, outre le témoignage qu’ils représentaient des mœurs, usages et coutumes d’une génération, étaient drôles, sans mauvais goût (ou presque), riches en répliques hilarantes et en personnages drôlement typés.

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Les bronzés font du ski

octobre 16th, 2013

Un délice !

J’ai bien conscience que ma note quasi maximale est un peu surévaluée, si on se place sur une échelle de qualité absolue, mais comme j’ai déjà porté presque au pinacle le volet initial, Les bronzés, je ne peux pas sans me déjuger faire redescendre l’appréciation puisque, à la revoyure successive de l’un et l’autre film Les bronzés font du ski m’a semblé un chouïa supérieur. Read the rest of this entry »

Les bronzés

octobre 15th, 2013

Comment s’en lasser ?

En sortant enchanté, ravi, comblé, de la salle de cinéma de 1978 où j’ai découvert la bande du Splendid, je n’imaginais guère que je reverrais le film dix fois, vingt fois, sur le grand ou le petit écran, en entier ou en petits morceaux de puzzle, lors d’une émission consacrée à un des acteurs du film ou pour illustrer l’atmosphère des clubs de vacances. Mais j’imaginais encore moins que mes enfants, qui n’étaient pas nés alors, en connaitraient, comme toute leur génération de triagénaires, des scènes entières, les réciteraient sans qu’une réplique soit oubliée et anticiperaient tous les bons mots lorsque, comme ça nous est arrivé l’autre dimanche, nous projetons en famille les deux DVD à la suite l’un de l’autre. Read the rest of this entry »

Charles et Lucie

octobre 14th, 2013

À fuir !

Nelly Kaplan est une drôle de femme, qui a été très belle, a été l’amie de tas de gens intelligents, a écrit des romans d’un érotisme trouble sous le pseudonyme de Belen et, en talentueuse touche-à-tout, a tâté passablement de la réalisation. Je ne suis pas de ceux qui ont trouvé, à sa sortie, en 1969, que son premier film, La fiancée du pirate était un Walhalla de la création cinématographique ; cette fable assez caustique valait beaucoup pour la présence, la gouaille, le charme, la liberté de Bernadette Lafont et parce qu’elle était assez en symbiose avec les idées alors à la mode, mais enfin, ce n’était pas mal du tout. Read the rest of this entry »