
Gentil mélodrame très daté
Si vous n’appréciez pas le modeste – mais réel – talent du prolifique Henri Decoin
et surtout si vous n’êtes pas, comme je le suis, absolument frappadingue du lumineux charme de Danielle Darrieux
, ne vous donnez pas la peine d’arrêter un instant votre attention sur cette assez curieuse production franco-allemande, co-réalisée (le second réalisateur est un certain Herbert Selpin) à partir d’un mélodrame invraisemblable (eh oui ! pléonasme, je sais) d’un plumitif nommé Erich Ebermayer. Read the rest of this entry »

au cinéma et j’en avais été enchanté. La musique capricante y était bien sûr pour quelque chose, mais aussi une certaine façon élégante et distanciée de filmer l’Amérique de la Crise, de reproduire dans ce film de 1973 l’atmosphère des productions du début du cinéma, ne serait-ce que par les cartons, fort esthétiques, qui découpent le film et nomment les différentes étapes du scénario, ou par ces fondus en œil qui se referme (ça porte un nom technique qui m’échappe) si caractéristiques… 
!
!), les heureux possesseurs d’un poste (en noir et blanc, bien sûr) s’offrent une rasade de popularité en invitant, certains soirs, des voisins choisis à s’entasser devant le poste. Gamin de 13 ans ami des Lettres et des Arts, j’ai à peu près facilement obtenu de la férule paternelle de veiller un peu tard (car ces cinq actes en vers – 2h40 – vont allègrement nous conduire à près de 11 heures et demie !) ; déjà le théâtre m’enquiquine, mais la télévision varie les angles, permet les gros plans, recueille les soupirs… c’est moins faux que la scène…
– mais ce n’est pas un chef d’oeuvre comme l’Assommoir,
ou
.
Iconoclasme
d‘aristocratique ; son frais minois, son nez mutin, ses seins pointus me paraissent l’avoir confinée dans des rôles de soubrettes piquantes, de petite peste (
), de fille légère (
), de gamine déjà rouée et prête à se vendre (
) comme dans ce
, où elle a, avec
un des échanges les plus gigantesques dans le culot et la superbe outrance qu’
ait jamais écrit :

proposé pour trois francs six sous ; pour compléter mon colis, et avec l’idée que la conjonction de
,
,
,
,
ne pouvait pas manquer totalement d’esprit. 
