
Guitry survitaminé
Titanesques combats et affrontements herculéens que ceux auxquels se livrent à propos de Sacha Guitry, jugés par de mauvais bougres un faiseur léger jusqu’à l’insignifiance, doté de trop de talents pour en exprimer vraiment un et moi-même et ses autres thuriféraires, qui tenons au contraire le Maître de l’avenue Élysée Reclus pour un des très grands enchanteurs du siècle passé, et un modèle d’inventivité et d’allégresse dans le cinéma français. Read the rest of this entry »
Accablant
Sur le fil du rasoir
réalise une merveille de film, plein de délicatesse et de drôlerie. 
,
, 
et pour l’encouragement enthousiaste de beaucoup
, je m’étais promis de voir ce film dont la bruissante et élogieuse renommée est notoire. Je l’ai vu hier ; oserai-je avouer que j’ai été un peu déçu ? Naturellement, le terme déception doit être pris au sens premier :
est un bon, un très bon film, qui relègue derrière lui des dizaines d’oeuvres que j’ai pourtant regardées sans déplaisir ; mais c’est toujours pareil : quant on vous chante monts et merveilles sur quoi que ce soit, on s’attend à toucher l’Everest ; et quand ça n’est que le Kilimandjaro, ou même, quelquefois le Mont-Blanc, on a presque tendance à penser qu’on est resté au niveau de la mer… 
: des histoires construites, véridiques, profondes, faisant la plus petite part à l’anecdote, une façon de filmer plurielle qui sait s’attacher à tous les personnages, qui dessine au burin toutes les silhouettes, même celles des troisièmes ou quatrièmes rôles, les habituelles ambiances de bistrots et de pluie, toujours si réussies, une distribution formidable ; et c’est vrai aussi que dans
, de
à 
, par exemple étaient de l’une et l’autre nature) l’éditeur élaguait sagement, pour ne pas lasser ou ne pas donner de mauvaises idées aux calmes bambins que nous étions. 


, je n’ai guère retenu sa patte, hors dans la virtuosité technique toujours aussi éblouissante (les scènes du Mardi Gras, dans la première histoire) et l’attention extrême donnée aux cadrages et aux atmosphères.
et, naturellement
(ici bien mièvre), je ne les connais guère ; j’ai trouvé toutefois
très belle.