Le Diable boiteux

avril 24th, 2007

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Guitry survitaminé

Titanesques combats et affrontements herculéens que ceux auxquels se livrent à propos de  Sacha Guitry,  jugés par de mauvais bougres un faiseur léger jusqu’à l’insignifiance, doté de trop de talents pour en exprimer vraiment un et moi-même et ses autres thuriféraires, qui tenons au contraire le Maître de l’avenue Élysée Reclus pour un des très grands enchanteurs du siècle passé, et un modèle d’inventivité et d’allégresse dans le cinéma français. Read the rest of this entry »

La jetée

avril 22nd, 2007

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Vraiment tout le cinéma que je déteste ! Prétentieux, hermétique, languissant (ça ne dure que 27 minutes et on a l’impression qu’on pourrait s’endormir dix fois !), porteur d’une philosophie à trois sous, se voulant d’une avant-garde qui n’a conduit qu’aux pires impasses. Read the rest of this entry »

Victor/Victoria

avril 18th, 2007

victor_victoria_0001_620pxSur le fil du rasoir

Sur un scénario malin et scabreux écrit en 1933 par Reinhold Schünzel et Hans Hoemburg – dont j’avoue, à ma courte honte, qu’ils me sont complètement inconnus, mais dont le patronyme évoque l’Allemagne, et vraisemblablement l’Allemagne d’avant, celle mise en scène dans Cabaret (mais je m’avance, peut-être…), sur un scénario délicat et ambigu, Blake Edwards réalise une merveille de film, plein de délicatesse et de drôlerie. Read the rest of this entry »

Un jour à New York

avril 17th, 2007

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Donen, Bernstein, Kelly, mais…

Sans doute est-ce ce délicieux mois d’avril… M’est venu un prurit de comédies musicales, dont je suis assez amateur sans être vraiment féru. Read the rest of this entry »

La vie privée de Sherlock Holmes

avril 15th, 2007

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Un film qui prend son temps

Notamment pour le charme de Geneviève Page et pour l’encouragement enthousiaste de beaucoup , je m’étais promis de voir ce film dont la bruissante et élogieuse renommée est notoire. Je l’ai vu hier ; oserai-je avouer que j’ai été un peu déçu ? Naturellement, le terme déception doit être pris au sens premier : La vie privée de Sherlock Holmes est un bon, un très bon film, qui relègue derrière lui des dizaines d’oeuvres que j’ai pourtant regardées sans déplaisir ; mais c’est toujours pareil : quant on vous chante monts et merveilles sur quoi que ce soit, on s’attend à toucher l’Everest ; et quand ça n’est que le Kilimandjaro, ou même, quelquefois le Mont-Blanc, on a presque tendance à penser qu’on est resté au niveau de la mer… Read the rest of this entry »

Mado

avril 5th, 2007

Sautet c’est toujours formidable !

On trouve dans Mado tout ce qu’on aime chez Sautet : des histoires construites, véridiques, profondes, faisant la plus petite part à l’anecdote, une façon de filmer plurielle qui sait s’attacher à tous les personnages, qui dessine au burin toutes les silhouettes, même celles des troisièmes ou quatrièmes rôles, les habituelles ambiances de bistrots et de pluie, toujours si réussies, une distribution formidable ; et c’est vrai aussi que dans Mado, on trouve à peu près toutes les physionomies des Années Soixante-Dix, de Julien Guiomar à Michel Aumont, de Jean Bouise à André FalconRead the rest of this entry »

Les mines du Roi Salomon

mars 31st, 2007

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L’aventure africaine

Les enfants lecteurs des années Cinquante (je ne dis pas les enfants sages) avaient à leur disposition un Trésor dont tous connaissaient la clef, c’est-à-dire le nom : La bibliothèque verte. C’est dans ces livres solides, de format pratique et de qualité variée que beaucoup d’entre nous avons pris le goût de la lecture ; il est vrai que lorsque le livre original était trop long, ou que certains épisodes étaient un peu lestes (les Dumas, par exemple étaient de l’une et l’autre nature) l’éditeur élaguait sagement, pour ne pas lasser ou ne pas donner de mauvaises idées aux calmes bambins que nous étions. Read the rest of this entry »

Maxime

mars 29th, 2007

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Agréablement imprévisible

Je pensais, en regardant ça, tomber sur un agréable nanard des années Cinquante, que sauverait – à mes seuls yeux – la bienveillance habituelle que je déploie à qui mieux-mieux pour les œuvrettes françaises de cette période ; en d’autres termes, je ne voyais pas trop qui ça pouvait intéresser, à part les fondus de mon genre. Eh bien, j’ai, dès les premières images, été agréablement surpris par l’intéressant cynisme de l’anecdote et la (relative) imprévisibilité du scénario. Read the rest of this entry »

Scaramouche

mars 25th, 2007

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Le plus beau film de cape et d’épée du monde !

Je m’étais trouvé plutôt gonflé, il y a deux ans et demi, en déposant le message initial de ce fil de discussion, et en attribuant 5/6 à un film que j’avais vu cinquante ans auparavant, dans tout l’émerveillement qu’un petit garçon pouvait alors ressentir devant le grand Technicolor, le rythme, le mouvement, les décors fastueux, les costumes sublimes, la beauté des acteurs et des actrices. Read the rest of this entry »

Obsessions

mars 23rd, 2007

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Virtuosité technique

Fervent amateur de Duvivier, je n’ai guère retenu sa patte, hors dans la virtuosité technique toujours aussi éblouissante (les scènes du Mardi Gras, dans la première histoire) et l’attention extrême donnée aux cadrages et aux atmosphères.

Les acteurs sont plus que convenables, mais hors Edward G. Robinson et, naturellement Charles Boyer (ici bien mièvre), je ne les connais guère ; j’ai trouvé toutefois Barbara Stanwyck très belle. Read the rest of this entry »