La baie sanglante

novembre 5th, 2006

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Cadavres exquis

Si j’ai bien compté, il y a, durant les 90 minutes de ce film, pas moins de douze assassinats, ce qui nous place dans une honnête moyenne, d’autant qu’à part deux d’entre eux, les meurtres ne sont pas « collectifs », si je puis dire, mais ont tous leur individualité et – on peut l’écrire ! – leur charme particulier. Read the rest of this entry »

Atlantic City

novembre 5th, 2006

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Un coin où se brisent les rêves

Louis Malle est un cinéaste tellement décontenançant, qui virevolte, sans apparente continuité logique entre les thèmes, les sujets, les atmosphères, les périodes, que j’avais laissé passer en son temps Atlantic City, après avoir été très déçu, et même un peu davantage par La petite. Read the rest of this entry »

Gueule d’amour

novembre 5th, 2006

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L’homme démoli

Mon 5 n’est pas loin de valoir 6 et, si j’étais plus équitable qu’impulsif, ma note serait plus haute, parce que Gueule d’amour est vraiment un film magnifique, superbement réalisé, avec des trouvailles qui font vraiment regretter que Grémillon ait si peu tourné. Read the rest of this entry »

Porte des Lilas

novembre 4th, 2006

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Au bois d’mon cœur

Pour une fois, René Chateau n’a pas fait du mauvais travail (il y a même un chapitrage ! ce forban nous en privait depuis quelques années, et la copie me semble bonne !) et je viens de revoir avec beaucoup de plaisir ce film que je mythifiais un peu, mais qui n’est pas du tout décevant… Read the rest of this entry »

Que la fête commence

octobre 31st, 2006

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L’angoisse du Pouvoir

Si on ne remerciera jamais assez Tavernier pour avoir (presque) remis le cinéma français sur ses rails après les billevesées et les coquecigrues de la Nouvelle Vague, on doit aussi admettre qu’il s’est appuyé sur des recettes éprouvées : des scénarios solides, préparés avec gourmandise par un des maîtres de la  Qualité française, Jean Aurenche et une distribution éclatante, pleine de trognes pittoresques et de seconds rôles de qualité ! Je viens d’ailleurs de m’apercevoir, en consultant
la distribution qu’il avait mis la main, dans Que la fête commence, sur quelques uns de ceux qui allaient faire leur trou dans le cinéma français après 1975 : Michel Blanc, Christian Clavier, Gérard Jugnot et Thierry Lhermitte (celui-ci absolument remarquable en comte de Horn, parfait salopard – c’est le voleur et assassin qui chauffe à blanc une pièce pour la donner en aumône à un mendiant aveugle, celui que le Régent ne graciera pas -). Read the rest of this entry »

Le magicien d’Oz

octobre 29th, 2006

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La dépression s’éloigne

Il n’est pas donné à tout le monde de faire rêver les jeunes filles, qu’elles soient grandes, ou petites. C’est pourtant ce à quoi réussit Victor Fleming en présentant, dans le même millésime de 1939  Autant en emporte le vent (dont j’ai dit déjà toute la fascination que j’en éprouvais) qui avait été immédiatement précédé sur les écrans par Le magicien d’Oz. Il doit y avoir peu d’exemples de quasi concomitance de deux immenses succès du même réalisateur à quelques mois d’intervalle, succès, qui plus est, encore vivaces presque soixante-dix ans après leur révélation. Read the rest of this entry »

Femmes de Paris

octobre 29th, 2006

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Charmante idiotie

Franchement, je suis bien étonné que quelqu’un ait eu l’idée saugrenue d’éditer, à petit prix et à petite qualité, un DVD de cette œuvrette mineure d’un cinéaste lui-même de second rang. Pourquoi l’avoir acheté et regardé ? me diront, avec un air supérieur (mais pertinent) ceux qui notent que je n’ai encore vu de ma vie un Kurosawa ou un Woody Allen. Ah là là ! si les choses étaient aussi simples, notre actuelle Vallée de Larmes serait un empyrée de délices où couleraient le lait et le miel (eh oui ! un empyrée ! et toc !) Read the rest of this entry »

Los Olvidados

octobre 27th, 2006

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Douloureux et lucide

Je classe très haut ce film difficile, prenant, dur à vivre, dans l’échelle de mes valeurs. Read the rest of this entry »

De l’amour

octobre 20th, 2006

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Exercice de littérature appliquée

Drôle de petit film, tourné sans grands moyens mais avec la vive et triple intelligence de Henry Beyle, dit Stendhal, de Jacques Laurent-Cély, dit Jacques Laurent, dit Cécil Saint-Laurent, dit Albéric Varenne et de Jean Aurel, dont j’ignore s’il avait un alias ou un pseudonyme.

Stendhal, donc, d’abord. Les ignares le croient auteur des seuls Le Rouge et le noir et de La chartreuse de Parme ; un grain de culture littéraire en plus, et on le sait auteur de romans inachevés, Lamiel et Lucien Leuwen. On le connaît moins dans l’autobiographe de La vie d’Henry Brûlard, dans le voyageur de France et d’Italie. Read the rest of this entry »

Ces dames préfèrent le mambo

octobre 13th, 2006

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Profonde nullité

C’est bien étonnant, mais il y a, ici et là, sur divers sites, des développements sagaces et pertinents, des renseignements intéressants qui offrent des éclairages nouveaux à ce qui fut effectivement un phénomène de mode, guère durable, mais d’une assez grande intensité, pendant une petite dizaine d’années.

Devrai-je avouer que ma Sainte femme de mère, qui n’aurait pas fait de mal à une amibe, et qui, bien au contraire m’a inculqué sa passion du cinéma, nourrissait une sorte de dilection bizarre pour la dégaine, l’accent, le comportement et les coups de poing d’Eddie Constantine et qu’elle paraissait juger que sa façon de se comporter avec le whisky et les p’tit’s pépées était du dernier séduisant ? La bourgeoisie de province, raisonnable et pudique, avait ainsi son petit espace de délire… Read the rest of this entry »