Le Seigneur des anneaux

octobre 11th, 2006

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L’évidence numérique

J’ai regardé, il y a peu, un bout du Ben-Hur de 1925 (un peu, parce que le muet n’est vraiment pas mon truc !) ; il y a quelques mois, le Cléopâtre de Mankiewicz ; que ce soit en 25 ou en 63, le figurant n’était pas employé avec parcimonie et les scènes de foule n’avaient pas l’aspect miteux qu’on retrouve quelquefois sur des projections fauchées de l’époque antérieure aux effets spéciaux numériques. Read the rest of this entry »

L’assassinat du Père Noël

octobre 6th, 2006

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Charmante fantasmagorie

Avant-guerre, le fécond romancier Pierre Véry s’était fait une spécialité d’histoires mystérieuses qui, à un moment donné, peuvent frôler le déroutant ou l’inquiétant. Histoires qui se résolvent, finalement, dans un habile tour de passe-passe, par la résolution de quiproquos et la levée d’ambiguïtés et de méprises qui laissent la place à un bonhomme happy end, ou à un sourire narquois. Cela a donné au moins un presque chef-d’œuvre, Goupi mains rouges, de Jacques Becker, mais aussi trois excellents films, Les anciens de Saint-Loup, de Georges Lampin et Les disparus de Saint-Agil et L’assassinat du Père Noël, de Christian-Jaque. Read the rest of this entry »

La grande illusion

octobre 6th, 2006

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Si pacifiste que ça ?

Après une bonne dizaine de visionnages, anciens et récents, de ce chef-d’œuvre de Jean Renoir, j’en suis toujours à me demander ce qui lui vaut sa réputation d’œuvre pacifiste, de brûlot subversif, réputation qui lui a – ou lui aurait – valu interdictions diverses et mises sous le boisseau.

Ou alors – et c’est plutôt même sans doute là qu’il faut chercher – parce qu’en 1937, date de sortie du film, les lourdes machines des propagandes se sont mises à accélérer et ne tolèrent plus, pour la commodité de leur fonctionnement, qu’il y ait nuances, ambiguïtés, subtilités dans la mise en scène des réalités. Read the rest of this entry »

Farrebique

octobre 5th, 2006

affiche_farrebiqueVérité, simplicité, étrangeté

Je sais bien que Georges Rouquier n’est pas le premier à avoir fait du (bon) cinéma avec un regard documentaire, et même ethnographique ; sans les avoir jamais vus, je crois que Nanouk, l’esquimau et Tabou, de Robert J. Flaherty sont des films qui comptent dans l’histoire du cinéma ; et l’œuvre de Jean Rouch l’Africain, qui m’est plus familière, a beaucoup de mérites. Read the rest of this entry »

Eyes wide shut

octobre 2nd, 2006

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L’épithalame

Je me décide, le doigt tremblant et l’émotion au cœur à venir écrire pourquoi je tiens Eyes wide shut comme le sommet et le couronnement de l’œuvre fascinante de Stanley KubrickKubrick, dès qu’il touche à un genre, à une catégorie filmique particulière, non seulement réalise souvent un chef-d’œuvre de référence, mais en renouvelle si complètement le langage qu’il est difficile, après lui, de traiter le sujet, sauf à s’engager clairement dans une toute autre direction : ainsi pour le pamphlet d’anticipation politique avec Dr. Folamour, la science-fiction avec 2001, le conte philosophique avec Orange mécanique, l’adaptation historique avec Barry Lyndon, le thriller horrifique avec Shining, le récit de guerre avec Full metal jacket (et même le péplum, avec Spartacus). D’ailleurs, ranger ces films dans des catégories prédéfinies, c’est les réduire notablement ; gardons-les, toutefois, pour la commodité de ma démonstration.

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Monsieur Hire

octobre 1st, 2006

Constance de l’inéluctable

Un DVD de grande qualité vient de sortir (avec un commentaire audio du réalisateur, Patrice Leconte, que je me fais une joie d’entendre bientôt tant celui-ci analyse avec justesse et sans complaisance ses œuvres). Le disque est d’une grande qualité technique, ce qui permet de mieux remarquer le jeu subtil et intelligent sur l’ombre et la lumière, sur des gradations de couleurs, éclairage que j’avais oublié. Read the rest of this entry »

Chiens perdus sans collier

octobre 1st, 2006

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Sans désespérance

Jean Delannoy est un cinéaste sans génie, mais souvent sensible et efficace ; Chiens perdus sans collier est de cette veine-là, touchant un sujet qui, lors de la sortie du roman de Gilbert Cesbron n’avait guère été effleuré avec la touche d’humanité, de sensibilité, qui caractérise l’écrivain. (On trouve, dans la collection Bouquins chez Robert Laffont, un fort volume qui comprend quatre de ses romans majeurs, Chiens perdus, donc, mais aussi Notre prison est un Royaume – magnifique, sur la vie d’un lycée -, Les Saints vont en enfer – sur les prêtres ouvriers et Il est plus tard que tu ne penses – un couple face au cancer -). Read the rest of this entry »

Pension Mimosas

octobre 1st, 2006

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Quel dommage !

Quel dommage, quel dommage, que le DVD qui m’a permis de découvrir cette Pension Mimosas, infiniment moins notoire que La kermesse héroïque du même Jacques Feyder, quel dommage donc, que le DVD soit une galette infâme, à l’image déchirée, et au son parfois inaudible ! Read the rest of this entry »

La traversée de Paris

octobre 1st, 2006

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Mieux vaut être riche et bien portant que…

Eh oui, les amis, La traversée de Paris est un de ces grands chefs-d’œuvre noirs, vraiment noirs d’Autant-Lara ! Read the rest of this entry »

Emmanuelle

septembre 28th, 2006

Philosophie à deux balles !

Que l’on puisse trouver  Sylvia Kristel gironde et alléchante n’est pas inconcevable, mais que l’on puisse attacher la moindre importance à cette philosophie à deux balles de la jouissance sans entraves et de la prétendue libération sexuelle plus de trente ans après la sortie du film est confondant ! Read the rest of this entry »