Ben-Hur

septembre 27th, 2006

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Belle grande machine !

En plaçant le débat aux jours lumineux de la fin de l’enfance et qu’il semble qu’on puisse y prendre du plaisir, je vais peut-être me laisser tenter à  revoir ce Ben-Hur

Parce que, si, à l’époque, en 59 ou 60, quand j’ai vu cette grosse machine, elle m’avait bien plu elle ne m’avait pas vraiment emballé, comme au contraire l’avaient fait Les Dix commandements, par exemple quelques années auparavant. Read the rest of this entry »

Blanche-Neige

septembre 26th, 2006

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Une histoire éternelle

Il me semble impossible de ne pas faire figurer, dans la liste de mes films préférés (dite L’immarcescible) un de ces dessins animés de Walt Disney que des générations et des générations de bambins ont traîné voir des parents émerveillés. Read the rest of this entry »

Evil dead

septembre 25th, 2006

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Il faut de tout pour l’amateur !

Je suis bien capable d’avoir écrit, sur le fil du Projet Blair witch, qu’une des forces de ce film était, par un art de l’ellipse remarquable, de pouvoir créer le malaise, puis l’angoisse, puis la terreur par une sécheresse et une retenue d’expression qui tranchent dans le paysage du film d’épouvante d’aujourd’hui. Read the rest of this entry »

Le repos du guerrier

septembre 19th, 2006

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Belle et interdite

Je rejoins entièrement ceux qui reniflent à  cette sulfureuse nostalgie, à  deux pédantes nuances près :  l’auteur du Repos du guerrier est Christiane Rochefort – sans particule – et j’ai bien l’impression, quasiment la certitude qu’en 1962, date de sortie du film, l’interdiction – unique – était aux mineurs de 16 ans ; quelque temps après, deux ou trois ans peut-être, a été instituée une double interdiction, 13 et 18 ans ; ce serait amusant de vérifier, mais je ne sais où ; je doute que le site du CNC comporte des renseignements de cet ordre qui n’ont, d’ailleurs qu’une importance relative. Read the rest of this entry »

Marie-Antoinette

septembre 19th, 2006

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Un peu d’histoire

Il faut que je réagisse un peu sur certaines appréciations, qui proviennent de certains  critiques de cinéma, qui semblent oublier qu’en matière historique, l’anachronisme est moins dans le nombre de boutons de culotte de la tenue d’un Garde-française que dans l’envie de plaquer nos habitudes de pensée sur des préoccupations que nous ne pouvons pas saisir ; c’est ainsi que Louis Pauwels disait fort justement que, si un chevalier du haut Moyen Âge était précipité à notre époque, il serait sûrement moins étonné de l’existence de l’arme atomique que du fait que l’on ne s’en serve pas pour délivrer le Saint-Sépulcre des Infidèles. Read the rest of this entry »

Le bal des vampires

septembre 18th, 2006

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On rit plus qu’on ne crie, mais bon !

Mes vingt ans de 1967 se prenaient au sérieux, comme tous les vingt ans du monde et j’étais tout de même assez agacé que ce Polanski dont je n’avais pas vu quoi que ce soit, pas plus Répulsion que Cul-de-sac, que ce Juif polono-américain osât s’attaquer au mythe admirable du Vampire, magnifié par les productions de la Hammer et incarné par l’insurpassable Christopher Lee, mythe dont grâce à des lectures répétées de l’ouvrage de Bram Stocker, je me voulais exégète intransigeant.

Mais, naturellement, pour que ma science fut exhaustive (j’ignorais alors qu’il existait des tas de films de vampires mexicains, chinois, ou papous), il me fallait aller tordre un nez délicat sur les élucubrations sacrilèges du sieur Polanski dont, c’était convenu, ma critique ne ferait qu’une bouchée auprès des demoiselles qui m’avaient fait l’honneur de me choisir comme maître en vampirologie appliquée. Read the rest of this entry »

Le jour se lève

septembre 13th, 2006

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Diamant noir

Pour beaucoup de commentateurs, Le jour se lève est le sommet absolu de l’œuvre de Marcel Carné, ou, plus encore de celle d’une équipe extraordinaire, d’une densité de talents qu’on ne reverra pas de sitôt dans le cinéma, Jacques Prévert au scénario et aux dialogues, Alexandre Trauner aux décors, Maurice Jaubert à la musique. Read the rest of this entry »

Goupi mains-rouges

septembre 12th, 2006

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Sombre campagne.

Le premier vrai film de Jacques Becker, dont on ne dira jamais assez comment la trop courte carrière fut intense, et parsemée de tant de films admirables, commence par ce coup d’éclat : dans la France d’avant-guerre (le film est de 1943, mais ne présente aucune allusion à la situation), un quasi huis-clos campagnard marqué moins par la sophistication de l’intrigue que par l’extraordinaire caractérisation des personnages.

Évidemment, pour ceux qui tiennent Matrix pour le paradigme de la modernité cinématographique, une histoire campagnarde avec des secrets, des haines recuites, des stratégies avaricieuses, ça sent un peu son siècle passé, sa désuétude, sa vieillerie. Pourtant quelle force, quelle permanence dans ce capharnaüm de personnalités, de tempéraments, de trognes qui ne pourraient pas ne pas vivre ensemble, mais dont l’existence est un perpétuel caravansérail d’espionnage, de suspicions, de médisances, de jalousies ! Read the rest of this entry »

Les particules élémentaires

septembre 12th, 2006

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Au bout du rouleau

Lecteur assidu et très attentif de Michel Houellebecq, je me demandais bien ce que pourrait donner l’adaptation allemande des Particules élémentaires dont la densité narrative et la charge très conceptuelle me semblaient impossibles à transcrire au cinéma, a fortiori dans un film d’une durée normale d’un peu plus d’une heure et demie.

Sans doute, le premier roman de l’auteur, Extension du domaine de la lutte, a-t-il été très bien adapté par Philippe Harel, mais cet opus initial, s’il est lui aussi très chargé de sens (c’est peut-être même bien le vrai chef-d’œuvre du romancier !) est moins foisonnant, moins riche, a l’anecdote sans doute moins complexe ; par ailleurs, Harel s’est étendu au minimum sur le constat de l’épuisement vital de la société occidentale, qui est la thèse fondamentale, à mes yeux, de toute l’œuvre de Houellebecq. Read the rest of this entry »

Il était une fois dans l’Ouest

septembre 11th, 2006

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Modeste pierre à l’édifice

Les savantes gloses qui s’étagent sur ce film magnifique interdisent au profane de se livrer à on ne sait quelle exégèse nouvelle d’une œuvre qui a durablement marqué plusieurs générations de cinéphiles. Read the rest of this entry »