Chair de poule

août 2nd, 2006

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Ça se laisse regarder

Ce Duvivier tardif intervient après le mitigé Le diable et les dix commandements et avant l’incertain Diaboliquement vôtre ; c’est la fin et l’immense cinéaste de Pépé le Moko, de La belle équipe, de La fin du jour, de Voici le temps des assassins a poussé déjà son chant du cygne avec Marie-Octobre. Mais il est un de ceux qui ne conçoivent la vie qu’en tournant : ça abime un peu la légende, mais c’est du domaine du vital ! Read the rest of this entry »

Le couperet

juillet 8th, 2006

18408044Fable caustique

J’ai trouvé assez plaisant ce film qui, comme tout conte philosophique ne fait que développer, avec logique et cohérence, une situation donnée jusqu’à ses plus extrêmes conséquences. Read the rest of this entry »

Le salaire de la peur

juillet 7th, 2006

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L’efficacité faite film !

Quand une œuvre est aussi solidement structurée, avec un suspense qui monte crescendo, parfaitement joué par des interprètes qui semblent avoir été conçus pour le rôle et qui sont impeccablement filmés avec un sens de l’atmosphère tel qu’on ressent sur soi la poussière poisseuse de la petite ville où un groupe de parasites, de demi-sels, d’immigrants paumés attend un improbable miracle, comment s’étonner que, plus d’un demi siècle après sa sortie sur les écrans, Le salaire de la peur continue à être un de ces films mythiques et indépassables dont on ne se lasse pas de voir et de revoir les morceaux de bravoure ? Read the rest of this entry »

Le crime de Monsieur Lange

juillet 6th, 2006

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La cour du Front Popu

J’ai une tendresse particulière pour ce Crime de Monsieur Lange, dont même les naïvetés sont pleines de charme et de chaleur, pour cette histoire enthousiaste, aux personnages suffisamment caricaturaux pour qu’on déteste bien fort Batala, et qu’on aime bien fort Lange ! Sans doute la trogne et le jeu niais de René Lefèvre sont-ils vraiment pâles et pâtissent-ils plus encore de l’extraordinaire brio de Jules Berry qui n’a sans doute jamais été aussi séduisant en salaud intégral. Read the rest of this entry »

Coup de torchon

juillet 5th, 2006

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La noirceur absolue

« Noir, c’est noir« , comme dit l’autre ! Et lorsqu’on fait adapter un roman noir d’un auteur noir (« 1280 âmes » de Jim Thompson) par un scénariste noirissime, Jean Aurenche, il y a toute chance pour que le résultat soit des plus sombres ! Read the rest of this entry »

Les parapluies de Cherbourg

juillet 5th, 2006

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Conte de fées triste

1964. J’ai 17 ans et, si je vais beaucoup au cinéma, je n’ai jamais entendu parler de Jacques Demy, si ce n’est par mon frère cadet, bien plus amateur que moi, qui s’est émerveillé pour La baie des anges, surtout parce qu’il idolâtre Jeanne Moreau. Read the rest of this entry »

Les fragments d’Antonin

juillet 4th, 2006

Premier film intéressant

Premier film qui n’est pas dénué de maladresses, notamment par un rythme un peu lent, quelquefois, et, ça et là, des bribes de textes un peu trop écrits (le propos initial du Professeur Labrousse exposant le cas d’Antonin, qui aurait gagné à être prononcé en voix off), ainsi que le jeu de temps à autre trop frémissant d’Antonin (Gregori Derangère), mais film intéressant, très bien photographié, doté d’une musique superbe. Read the rest of this entry »

La malédiction

juillet 4th, 2006

 

L’espérance de Satan

Alors que Rosemary’s baby présente une secte d’adorateurs du Malin presque débonnaire et tranquille, La malédiction ouvre la porte sur de vrais satanistes conscients, organisés, déterminés. On lit dans leurs yeux leur Foi sombre, leur absolue volonté de hâter, de permettre le règne de l’Antéchrist, et leur totale indifférence au sort des autres, et à leur propre sort ; d’où quelques personnages dont on se souvient durablement, comme Mrs. Baylock, la nurse hallucinante (Billie Whitelaw), mais aussi ces prêtres apostats, collaborateurs occasionnels du Démon, repentis et terrorisés, mais incapables d’en quitter l’emprise ; d’où ce climat de conspiration et d’inquiétude perpétuelles présent tout au long du film, dans le parc ravagé par la soudaine tempête, dans le cimetière italien assiégé par les molosses, dans les ruelles poisseuses de Terre Sainte, qui recèlent le secret de Damien Thorn (Harvey Stephens). Read the rest of this entry »

Forrest Gump

juin 27th, 2006

forrestgumpaffBon film et bons sentiments

On ne fait, certes, jamais de bonne littérature ou de bon cinéma avec de bons sentiments, mais il arrive que cette règle ne soit pas tout à fait absolue et qu’on puisse ne pas verser dans le pathos larmoyant en se tenant à la juste ligne de crête. Read the rest of this entry »

Un poisson nommé Wanda

juin 26th, 2006

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Délices britanniques

Merveille de comédie déjantée, qui manie avec subtilité et sens du délire un scénario délicieusement invraisemblable, des répliques-culte, une distribution idéale, un rythme effréné et – on l’a moins dit – une musique pleine de charme et de gaieté. Read the rest of this entry »