Les reflets dorés de la Marne
Nogent, Eldorado du dimanche
novembre 28th, 2019J’accuse
novembre 24th, 2019
Le livre de la jungle
Le beau Serge
novembre 21st, 2019
Fantasia chez les ploucs.
Le scénario, d’une très grande banalité est évidemment à oublier, tant il accumule les poncifs sur l’ami de naguère qui, à son retour au pays, retrouve son camarade déchu et lamentable et tente de le sortir de sa mouise. On a sur ce point continuellement l’impression que le débutant Claude Chabrol, dont c’est le premier film (ce qui n’est pas une critique, évidemment) cherche et se cherche en ne sachant pas trop comment il veut aller où il veut aller. Il y a des qualités, assurément, mais lorsqu’on songe que le film est le premier en date de la Nouvelle vague et qu’il a reçu le Prix Jean Vigo, on ne va porter si haut la flamberge. Read the rest of this entry »
Ce cher Victor
novembre 18th, 2019
Les deux crocodiles.
De fait Ce cher Victor est un film très bizarre, très singulier, très intéressant. Un film qui, de mon souvenir, de ma connaissance, n’a pas beaucoup d’équivalent dans le cinéma français. Ce n’est pas pour autant une copie plus ou moins bien maîtrisée de la comédie à l’italienne où la plupart du temps l’art du réalisateur consiste à rouler le spectateur en l’entraînant avec habileté, sans qu’il s’en rende compte, dans la découverte de la réalité des êtres, qui sont rarement ce qu’ils paraissent être d’emblée.
There will be blood
novembre 16th, 2019
Vent sauvage.
C’est tout de même très disparate, construit de façon plutôt bancale, sans beaucoup de maîtrise des temps… Ce qui est ennuyeux, à mon sens, pour un film dont l’histoire s’étend sur une bonne trentaine d’années. Les temporalités ne m’ont pas semblé bien maîtrisées et les ellipses, sans être incompréhensibles, m’ont paru survenir un peu de bric et de broc. Il y a des qualités, assurément, moins dans le scénario, touffu et emphatique, mais que There will be blood ait été classé en 2016 par un rassemblement de critiques, au troisième rang des meilleurs films du 21ème siècle, m’interloque un peu. Importants moyens, acteurs de mérite, mais discours un peu limité. Read the rest of this entry »
La vie commence demain
novembre 13th, 2019
Allons au devant du matin !
Faire magnifiquement revivre Paris 1900 dans un film de montage d’une fluidité et d’une intelligence exceptionnelles a sûrement donné envie à Nicole Vedrès de regarder et d’illustrer la société qui prétendait, aux lendemains de la Deuxième guerre mondiale, ouvrir des horizons vibrants et chantants, une société qu’elle voyait vibrionner autour d’elle. Au milieu des espérances démesurées de la Libération, de l’aveuglement qui conduit, à chaque fin de conflit, à penser que l’Humanité sera désormais plus sage et que cette fois, elle aura retenu la leçon, voilà que la Science – avec un S majuscule – va nous ouvrir des chemins pavés de lys et de diamants.
Benjamin Gates et le trésor des Templiers
novembre 10th, 2019
Rouletabille en Amérique.
Si l’on n’est pas trop regardant sur les vraisemblances, si l’on accepte de recevoir de gros paquets de poudre aux yeux et d’admettre tout le lot des coïncidences qui sont à la fois le fardeau et le charme des feuilletons haletants, Benjamin Gates et le trésor des Templiers tient à peu près son rang de sous-produit de la série des Indiana Jones et parvient même quelquefois à captiver l’adolescent qui sommeille encore dans le presque vieillard. Après tout, nous avons tous été élevés dans le plaisir sans mélange, sans doute issu du scoutisme (mais peut-être encore des quêtes médiévales) de l’aventure et du jeu de piste. Read the rest of this entry »
Tumultes
novembre 7th, 2019
Ciels gris, ciels bleus.
Des films qui racontent une douloureuse histoire de famille, avec ses rancœurs, ses erreurs, ses secrets, ses incertitudes, ses sacs qu’on vide, mais aussi les liens profonds qui unissent parents et enfants, les grands moments de complicité, les retrouvailles autour des souvenirs d’enfance, des films, donc, qui s’insinuent dans une intimité que nous connaissons à peu près tous, malgré les particularités, il y en a une foule. Parmi ceux que j’ai vus il y a peu, je me rappelle Le fils de Jean de Philippe Lioret ou Juste la fin du monde de Xavier Dolan. Rien qui m’ait vraiment convaincu, au demeurant.
Delicatessen
novembre 4th, 2019
Stupeur et tremblements.
À ce moment-là, personne ne s’est méfié. Dans un pays plutôt réticent aux innovations et qui n’a pas vraiment la tête au fantastique, ni même le plus souvent à l’onirisme, voilà qu’éclatait sur les écrans et remportait un succès critique et public inattendu et considérable, un film qui ne ressemblait à rien de connu, conçu par deux réalisateurs anonymes. Un film qui, en plus, n’était interprété par aucune des têtes d’affiche censées remplir les salles, mais par des trognes judicieusement choisies, qui ancraient ainsi facilement le film dans l’imaginaire. Read the rest of this entry »
Quand la femme s’en mêle
novembre 4th, 2019
Petit précis de catastrophes.
Au simple vu du titre, Quand la femme s’en mêle, j’imaginais que le film faisait partie de la veine bien française et légèrement misogyne qui a donné les œuvrettes illustrées par Raoul André, du type Les pépées font la loi ou Clara et les méchants. Des films où avec une finesse pachydermique, on démontre au bout d’une intrigue à vague prétexte policier, que les représentantes de la plus charmante partie de l’Humanité, apparemment causes de catastrophes, sont en fait beaucoup plus subtiles, beaucoup plus malignes, beaucoup plus astucieuses et tout aussi courageuses que l’autre partie. Read the rest of this entry »