
Un des meilleurs Guitry
On a tout dit, ici et ailleurs, de l’extraordinaire qualité du Roman d’un tricheur
, des débuts des fameux génériques en situation où Guitry
rend hommage, en les faisant venir à l’image à tous ceux qui ont construit son film, de la vedette au machiniste, de l’invention de la voix off qui ponctue tout le film, de cette désinvolture impeccable et virevoltante qui nous met délicieusement dans la poche (sans fond !) du Maître, de ces innovations astucieuses (l’insertion d’images d’archives dans le cours du film, le jeu sur les images), de l’intelligence du texte… Read the rest of this entry »

et un spectateur plutôt (très) bon public pour ces films déjà septuagénaires qui évoquent une France et un Paris qui n’existent plus, une France endormie dans les illusions de la Victoire et dans les certitudes de son empire colonial… 
, (si bien interprété par
, qui avait alors tant et tant de talent), est revenu du Brésil, a été démobilisé, a épousé Agnès Villermosa (
), a vécu un bonheur sans nuages jusqu’à ce que, en 1967, cette chienne de vie, au détour d’un virage dangereux, lui ravisse Agnès, vraiment femme de sa vie. 
et c’est un délicieux vrai mélodrame, et se mêlent dans
des torrents de méchanceté et de belles rédemptions bouleversantes. Même si je mets la même note de 5, je trouve que c’est un soupçon inférieur à
, qui poursuit une intrigue à la fois moins tragique (il n’y a pas de mort d’homme) et plus dramatique (parce que ça s’arrange beaucoup moins vite et que Patricia, la fille qui a fauté –
– est répudiée longuement par son bonhomme de père –
-) ; en fait, je crois que c’est précisément 
. Il a été tourné un an après
mais, curieusement, semble plus archaïque, plus marqué par les derniers soubresauts du cinéma muet ; non seulement les dialogues sont réduits au minimum, et l’intrigue se comprendrait fort bien grâce à quelques cartons opportunément proposés à la lecture, mais les angles de prise de vues, très modernistes, constructivistes, futuristes, le style même de l’action, et l’appel à certains procédés – notamment les courses-poursuites échevelées, similaires à celles qui font florès dans les films de
ou de
-, paraissent nier que le cinéma est devenu parlant.
, hagiographie du scientifique, et
,
est la première réalisation de 
, je ne pouvais évidemment pas rater son premier film parlant, édité, sans grand luxe par Les films du collectionneur : l’image est souvent floue, le son connaît des alternances un peu gênantes, et aucun supplément ne vient resituer l’œuvre dans son contexte…. 


, de
, de
étaient présentés en France et rencontraient un grand succès, l’abondance de la production faisait que bien d’autres films formidables des mêmes réalisateurs sont demeurés méconnus au moment de leur sortie, même pour ceux qui, comme moi, ingurgitaient beaucoup de ce qui passait sur les écrans…Si j’ai découvert tout à fait par hasard
, sorti dans une édition couplée avec
, si appréciés à l’époque et que je voulais revoir, je dois à un ami du Québec deux très grands moments de bonheur,
, l’été dernier, et, en ce début d’année,
.