Les nuits de Dracula

août 1st, 2007

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On a connu bien pire !

Je dois dire que je m’attendais à bien pire ! Muni de mes souvenirs, qui n’étaient pas mauvais, (il est vrai qu’au début des années Soixante-Dix j’ingurgitais absolument n’importe quoi en matière de Vampires, y compris les cingleries du maniaque Jean Rollin), mais bien prévenu par des avis très défavorables de plusieurs amateurs, je me suis installé devant cette nouvelle adaptation – une des plus fidèles à l’admirable roman de Bram Stoker – avec la quasi certitude d’avoir dépensé mes sous pour rien et de me préparer une soirée vaseuse (mais, me disais-je, ce sera toujours mieux qu’un Bergman ou qu’un Antonioni ! – ce en quoi je n’avais pas tort). Read the rest of this entry »

Retour de manivelle

juillet 29th, 2007

Au dessous de la moyenne du genre

Au dessous de la moyenne, certes, et ma note devrait être de 2,5 plutôt que 3. Ce n’est pas infamant, il y a quelques bonnes choses, mais c’est poussiéreux et artificiel tout à la fois, absolument jamais crédible et l’on comprend – pour une fois ! – la grogne des jeunes loups de la future Nouvelle Vague lorsqu’ils voyaient sortir sur les écrans, à grandes brassées, des films insignifiants (ça n’empêche pas qu’il ne fallait pas jeter le bébé avec l’eau du bain et saloper durablement le paysage cinématographique français). Read the rest of this entry »

Vendredi 13

juillet 24th, 2007

1186673891_vendredi_13_-_part_1Assez surfait…

Vu le film pour la première fois hier soir ; ce n’est pas déplaisant, quelques morceaux (quelques meurtres) sont de belle venue, mais on a peine à croire que ce fut un si monumental succès que ce produit très formaté entamât une carrière mythique avec quatre, cinq suites… Read the rest of this entry »

La strada

juillet 19th, 2007

Dommage que Fellini

Oui, dommage que Fellini qui, avec Le Cheik blanc, Il Bidone, Les nuits de Cabiria et La Strada avait exploré avec talent les voies toujours douces-amères, pathétiques et comiques que seuls, ou presque les Italiens maîtrisent, se soit, à partir de La Dolce vita, vu décerner un brevet d’intellectuel et de phare de la pensée, pour passer la suite de sa carrière un nombril qu’il avait à la fois démesuré et bizarre… Read the rest of this entry »

Le temps des Gitans

juillet 1st, 2007

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Kusturica prodigieux

Délicieux dimanche sous le ciel grisaillant de Paris ! J’ai regardé deux fois de suite ce magnifique Temps des gitans et je sors des très nombreux et intelligents suppléments de cette excellente édition (je recommande vivement le coffret avec deux disques) tout émerveillé de la perpétuelle invention visuelle, onirique, musicale d’un des cinéastes sûrement les plus exceptionnels de notre époque…

Foisonnant, excessif, baroque, entremêlé de rires et de larmes, de scènes comiques, grotesques, bouffonnes, et de séquences pathétiques, fraternellement tristes, accablantes, même souvent. C’est plein d’invectives et de baisers, de couleurs et de boue, de pluie et de fleurs…

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Si tous les gars du monde

juin 29th, 2007

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Haut les cœurs ! (et pas qu’un peu !)

Dans mon souvenir, ce film n’est pas dégoulinant de remugles utopisto-compassionnels, comme l’est la chanson éponyme, qui fut un grand succès, portée par Les Compagnons de la Chanson et, comme il était de règle à cette époque (1955), par une tripotée d’artistes divers (ça devait aller d’Armand Mestral à Annie Cordy), chanson qui beuglait à tout va :

 »Si tous les gars du mon-on-de
Décidaient d’être copains
Et partageaient un beau matin
Leurs espoirs et leurs chagrins
Si tous les gars du mon-on-de
Devenaient de bons copains
Et marchaient la main dans la main
Le bonheur serait pour demain
 » Read the rest of this entry »

Barry Lyndon

juin 27th, 2007

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Sublime beauté

C’est sans doute parce que je place Stanley Kubrick tout en haut de mon Panthéon cinématographique, et sans doute même un peu au delà, sans doute parce que je n’imagine pas de ne pas regarder tous ses films au moins une fois par an, parce que, chez lui, il n’y a que trois catégories de films, chefs-d’œuvre, chefs-d’œuvre exceptionnels et chefs-d’œuvre sublimes que, l’index tremblant et la souris intimidée, je me risque pour la première fois à poser ma contribution sur un de ses films. Read the rest of this entry »

La vie et rien d’autre

juin 24th, 2007

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Une vision rare de la Guerre

Sans doute Bertrand Tavernier est-il, dans ce film, comme d’habitude, un peu lourd, un peu démonstratif, tutoyant si souvent l’excès qu’il y tombe quelquefois…mais plutôt moins là que dans d’autres de ses œuvres… Et puis La vie et rien d’autre donne de la Grande guerre un visage rarement montré : celui des suites de la catastrophe. Aujourd’hui, où dès que dix pauvres braves garçons se font assassiner par un terroriste kamikaze, leur mort est annoncée en direct live, on n’imagine pas ce qu’a été la Marne, en août 14, ou le Chemin des Dames en avril 17 : des dizaines de milliers de morts en quelques jours (110.000 en cinq semaines en 17). Read the rest of this entry »

La Tour de Nesle

juin 24th, 2007

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Gance était bien émoussé !

Je crains de n’avoir pas la main très heureuse, en ce moment, dans mes redécouvertes de films français des années Cinquante et Soixante, édités avec une profusion infernale par René Château ou par un autre fumiste, films qui me valent des déceptions à la mesure de mes espérances. Mais bon ! Si on se décourageait pour ça, où irait-on ! Read the rest of this entry »

Embrassez qui vous voudrez

juin 23rd, 2007

afficheComédie bien troussée

Oui, ça se laisse voir, et un peu davantage ! Et ma note serait plutôt un 3,5 qu’un 4, tant l’intrigue est vive et bien menée, les personnages caractérisés et pittoresques, les acteurs excellents (Michel Blanc lui-même, grandiose en jaloux obsessionnel, Karin Viard, parfaite, comme souvent, qui pédale en permanence pour garder l’apparent équilibre de sa vie, Charlotte Rampling, toujours éclatante, etc.). Read the rest of this entry »