
On a connu bien pire !
Je dois dire que je m’attendais à bien pire ! Muni de mes souvenirs, qui n’étaient pas mauvais, (il est vrai qu’au début des années Soixante-Dix j’ingurgitais absolument n’importe quoi en matière de Vampires, y compris les cingleries du maniaque Jean Rollin), mais bien prévenu par des avis très défavorables de plusieurs amateurs, je me suis installé devant cette nouvelle adaptation – une des plus fidèles à l’admirable roman de Bram Stoker
– avec la quasi certitude d’avoir dépensé mes sous pour rien et de me préparer une soirée vaseuse (mais, me disais-je, ce sera toujours mieux qu’un Bergman
ou qu’un Antonioni
! – ce en quoi je n’avais pas tort). Read the rest of this entry »

Assez surfait…
qui, avec
,
,
et
avait exploré avec talent les voies toujours douces-amères, pathétiques et comiques que seuls, ou presque les Italiens maîtrisent, se soit, à partir de
, vu décerner un brevet d’intellectuel et de phare de la pensée, pour passer la suite de sa carrière un nombril qu’il avait à la fois démesuré et bizarre… 
et je sors des très nombreux et intelligents suppléments de cette excellente édition (je recommande vivement le coffret avec deux disques) tout émerveillé de la perpétuelle invention visuelle, onirique, musicale d’un des cinéastes sûrement les plus exceptionnels de notre époque…
à
), chanson qui beuglait à tout va :
tout en haut de mon Panthéon cinématographique, et sans doute même un peu au delà, sans doute parce que je n’imagine pas de ne pas regarder tous ses films au moins une fois par an, parce que, chez lui, il n’y a que trois catégories de films, chefs-d’œuvre, chefs-d’œuvre exceptionnels et chefs-d’œuvre sublimes que, l’index tremblant et la souris intimidée, je me risque pour la première fois à poser ma contribution sur un de ses films. 
est-il, dans ce film, comme d’habitude, un peu lourd, un peu démonstratif, tutoyant si souvent l’excès qu’il y tombe quelquefois…mais plutôt moins là que dans d’autres de ses œuvres… Et puis
donne de la Grande guerre un visage rarement montré : celui des suites de la catastrophe. Aujourd’hui, où dès que dix pauvres braves garçons se font assassiner par un terroriste kamikaze, leur mort est annoncée en direct live, on n’imagine pas ce qu’a été la Marne, en août 14, ou le Chemin des Dames en avril 17 : des dizaines de milliers de morts en quelques jours (110.000 en cinq semaines en 17). 
Comédie bien troussée
lui-même, grandiose en jaloux obsessionnel,
, parfaite, comme souvent, qui pédale en permanence pour garder l’apparent équilibre de sa vie,
, toujours éclatante, etc.).