
Chaleur de la Casbah.
Tous les clichés de la France d’avant-guerre s’emmêlent et s’entassent dans ce Pépé le Moko
, et, pour autant, par leur redondance même ne lassent, ni n’agacent. Read the rest of this entry »

Chaleur de la Casbah.
Tous les clichés de la France d’avant-guerre s’emmêlent et s’entassent dans ce Pépé le Moko
, et, pour autant, par leur redondance même ne lassent, ni n’agacent. Read the rest of this entry »

Célébration du désir
L’Atalante
est un film martyr, à l’étrange histoire, désormais réhabilité comme un des plus beaux chefs-d’œuvre de l’histoire du cinéma.
Son auteur, Jean Vigo
, fils d’un anarchiste, Miguel Almereyda, zigouillé pendant la Grande Guerre pour défaitisme, est mort très jeune ; de son œuvre courte, tout mérite d’être vu ; si je ne porte pas au pinacle Zéro de conduite
, à mon goût trop libertaire et pré-soixante-huitard (fantasmagorie de la révolte juvénile d’un collège), je tiens en très haute estime un moyen métrage, A propos de Nice où l’invention esthétique est omniprésente et ébouriffante de qualité… Read the rest of this entry »
Je ne suis pas certain que, s’il avait lui-même tourné l’adaptation de ses Souvenirs d’enfance, Marcel Pagnol aurait trouvé un ton aussi juste que celui d’Yves Robert. On peut toujours rêver et la chose n’était pas impossible, la publication des trois volumes s’étageant de 1957 à 1960 et le père de Marius n’étant mort qu’en 1974. Peut-être la très grande proximité de l’auteur avec ses récits ne lui aurait-elle pas permis de jeter un regard aussi tendre et délicat sur ces moments dorés… Read the rest of this entry »

Lumière d’été
Le pagnolien fervent que je suis avait toute raison de se méfier d’une adaptation du grand homme, qui avait su, durant son existence industrieuse parfaitement s’adapter lui-même (il y a chez Pagnol
un côté « homme d’affaire qui transforme tout en or » qui est très amusant !) ; d’ailleurs le massacre de Claude Berri
, mieux inspiré par d’autres auteurs et d’autres cultures, de Jean de Florette
confirme la difficulté de saisir l’esprit de Provence et d’un auteur d’apparence si aimable et facile, mais qui, donc, comme tous les écrivains du bonheur, n’est pas si simple à suivre… Read the rest of this entry »

Le dernier grand film de Duvivier
Marie-Octobre
est le chant du cygne, ou plutôt le dernier chef-d’œuvre de l’extraordinaire carrière de Julien Duvivier
qui s’étend sur près de cinquante ans, qui a touché une variété de registres peu imaginable aujourd’hui, où les cinéastes s’enferment volontiers dans un genre, parce qu’ils craignent, ou négligent d’ouvrir leur palette (je ne vois guère, de nos jours, en France, que l’excellent mais très inégal Patrice Leconte
qui ait le goût boulimique de toucher à tout, de la farce au drame, du film noir au conte de fée). Read the rest of this entry »

La gloire de la France
La trilogie Si Versailles m’était conté/Si Paris nous était conté
/Napoléon
n’est pas tout à fait du même niveau que les deux bijoux de promenades historiques (ou pseudo-historiques, si l’on veut) genre que Sacha Guitry
avait créé, avant-guerre, avec Les perles de la Couronne
et Remontons les Champs-Elysées
, miracles de légèreté, d’esprit et d’allure. Read the rest of this entry »

Quand Tavernier veut trop en faire !
J’ai du mal à juger sereinement ce film ! S’il s’arrêtait juste un peu après l’arrestation de l’assassin, de ce Joseph Bouvier violeur et éventreur de jeunes bergers et bergères, c’est assurément 6, et davantage que le film de Tavernier
mériterait.
D’autant que j’aime beaucoup Tavernier
qui, le premier, après les années terroristes de la Nouvelle vague, demanda aux grands Bost et Aurenche
de reprendre du service, adapta Simenon
, respecta assez le spectateur pour lui raconter des histoires.
J’aime beaucoup Tavernier
, dont le personnage est attachant, plein de foucades et d’enthousiasmes, capable de quitter son camp pour mettre sous le nez de la gauche-caviar des évidences jusqu’alors pudiquement niées ou tues, comme dans L.627
ou Ça commence aujourd’hui
.

Baroque, burlesque, déjanté…
Il y a bien trente cinq ans que je n’avais pas revu ce curieux film passé hier sur Arte, qui est, je crois, le deuxième opus de François Truffaut
, qui a moins de charme que Les quatre cents coups
, film qui précède, qui est beaucoup moins maîtrisé que Jules et Jim
qui viendra ensuite, mais qui, peut-être pour ça, est très intéressant. Read the rest of this entry »

Pensées et sentiments, formes et couleurs
Tous les avis concordent sur ce Genou de Claire
qui est sûrement avec Ma nuit chez Maud
, dans un registre plus grave, le chef d’oeuvre d’Eric Rohmer
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Souvent agaçant, jamais déplaisant…
Je m’étais engagé, après avoir revu Corps à cœur
et avoir trouvé ce film de Paul Vecchiali aussi bien et prenant que dans mon souvenir, à donner mon sentiment sur les deux autres oeuvres de ce coffret, En haut des marches et Rosa la rose, fille publique
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