Un classique, pour ceux que l’ancienne Afrique fascine, celle des Mines du roi Salomon
, de Mogambo
, de Hatari
(seulement des films anglo-saxons, à mon grand regret…) ; l’irruption des querelles européennes dans le monde cyclique de civilisations naturelles. Comme dans la bouffonne Victoire en chantant, de Jean-Jacques Annaud
, l’été 1914 bouleverse incongrûment un coin du continent. Read the rest of this entry »
African Queen
novembre 27th, 2011La vie est un miracle
novembre 26th, 2011
Virevoltant, sublime !
Né Musulman bosniaque (c’est-à-dire classé parmi les Slaves islamisés au 15ème siècle par l’Empire Ottoman), Emir Kusturica
, s’est converti à l’Orthodoxie et a rejoint la Serbie en 2005, un an après La vie est un miracle
, moins, sans doute en référence à d’anciennes origines ethniques que pour marquer son désespoir de voir disparaître la Yougoslavie, mosaïque de peuples difficilement constituée au lendemain de la Première guerre mondiale et qu’il estimait, à tort ou à raison, comme un rempart utile contre les haines ancestrales. Read the rest of this entry »
Miracle à Milan
novembre 25th, 2011Un des derniers romans de Georges Simenon
s’intitule Le petit saint ; il n’a pas d’autre rapport avec Miracle à Milan
que de se dérouler (à son début) dans un milieu de misère noire et, naturellement de porter un titre qui aurait pu être donné par Vittorio De Sica
à son filme magnifique. Read the rest of this entry »
Napoléon
novembre 20th, 2011C’est tout de même bien long, trois heures en deux époques, même si on conçoit bien que pour évoquer la fabuleuse figure et le drôle de destin du Corse aux cheveux plats, on ne puisse resserrer trop le récit, sauf à rendre incompréhensibles les événements historiques. Et d’ailleurs même en trois heures, il y a beaucoup d’impasses (la guerre en Espagne complètement tue, la retraite de Russie à peine évoquée, le blocus continental ignoré…). Read the rest of this entry »
Microcosmos
novembre 15th, 2011
Le moucheron sans le lion.
8o minutes de documentaire comme on en voit tous les soirs à la télévision, avec les moyens techniques adéquats, les gros plans et tout le bataclan, au service de rien du tout. Pénible et languissant à mes yeux. Read the rest of this entry »
Grenoble en mai 68
novembre 13th, 2011
L’avenir de la jeunesse, c’est la vieillesse.
(Paul Morand – Discours de réception à l’Académie Française)
Grenoble, c’est une drôle de grande ville de province ; une drôle de grande ville, déjà, qui a végété pendant des siècles jusqu’à ce que, vers 1900, la Houille blanche lui apporte une prospérité qui ne fait que grandir depuis lors, s’appuyant sur l’université, l’industrie et la recherche.
C’est une ville moderne et sage, finalement assez austère, où, même les samedis, on se couche tôt pour pouvoir aller faire du ski le lendemain. Read the rest of this entry »
Un de la Légion
novembre 13th, 2011Prévenu par des points de vue dépités, dont le moins qu’on puisse voir est qu’ils sont réticents au mariage de la Carpe et du Lapin, c’est-à-dire de Fernandel
avec l’héroïsme de la Légion, je ne m’attendais évidemment pas grand chose et j’ai été plutôt heureusement surpris. Read the rest of this entry »
Notre-Dame de Paris
novembre 8th, 2011L’envie m’étant venue, cette après-midi, de revoir l’agréable décolleté de Mlle Lollobrigida
, ne voulant pas replonger (ceci sans allusion narquoise à la pulsion sus-évoquée) dans la série des Pain, amour
, revue trop récemment, je me suis dit que la redécouverte du film de l’honnête Delannoy
, bon artisan limité et honnête ne me détournerait pas trop de mon objectif premier par des audaces de mise en scène et des fulgurances de réalisation. Et puis le livre m’est familier et la cathédrale proche et chère. Tout pour passer deux heures paresseuses, tranquilles, confortables. Read the rest of this entry »
Carnet de bal
novembre 6th, 2011Ceux qui ont coutume de me lire savent que je nourris un goût affirmé pour le cinéma de Julien Duvivier
et que, sans méconnaître qu’il a réalisé quelques mauvais films, surtout à la fin de sa carrière, après Marie-Octobre
, il présente une des filmographies les plus constamment remarquables du cinéma français. Et cela notamment dans la période 35-39, entre La bandera
et La fin du jour
. Read the rest of this entry »
Les petits mouchoirs
novembre 4th, 2011Que ce petit film insignifiant, qui dit assez les limites absolues des capacités de Guillaume Canet
après la rigolade de Ne le dis à personne, que ce petit film bien trop long, interminable, même, ait connu pareil succès afflige sur les capacités des spectateurs français à regarder du cinéma. On ne peut y sauver que la photogénie impeccable du Cap Ferret, bassin d’Arcachon, Banc d’Arguin. Mais la musique niaise et fatigante est insupportable. Et des acteurs habituellement très convenables (Magimel
, par exemple) sont épouvantables, ni dirigés, ni tenus. Read the rest of this entry »






