Boulevard

décembre 9th, 2006

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On n’y croit pas…

Pour capter les émotions et les sensibilités de la jeunesse, surtout à des moments cruciaux où les modes de vie sont bousculés par l’évolution des temps, il faut bénéficier de singulières empathies que même les plus grands n’ont pas ; à preuve les médiocres et surévalués Tricheurs et le pitoyable Terrain vague de Marcel Carné, à preuve ce Boulevard bien décevant de Julien Duvivier. Read the rest of this entry »

L’armoire volante

décembre 2nd, 2006

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Intéressante exception

Dans l’imposante, prolifique carrière cinématographique de Fernandel (148 films, selon Imdb !), au milieu de nanars atterrants et de nouilleries alimentaires, qu’est-ce qui surnage ? Les films tournés avec PagnolRegain, Le Schpountz, La fille du puisatier, Naïs -, la cruelle Auberge rouge de Claude Autant-Lara, les Duvivier, de Carnet de bal aux deux premiers Don Camillo (sans oublier L’homme à l’imperméable), le Crésus de Giono, les honnêtes Le fruit défendu et La vache et le prisonnier d’Henri Verneuil et aussi Meurtres ? de Richard Pottier.

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Casino de Paris

décembre 1st, 2006

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Auri sacra fames !

On a peine à s’imaginer ce que fut entre 1955 et 1970 la notoriété de Gilbert Bécaud, aussi injustement oublié aujourd’hui qu’il fut abusivement adulé naguère, alors qu’il ne méritait, comme dit je ne sais plus qui à propos de je ne sais plus quoi ni cet excès d’honneur, ni cette indignité. On cassait pour lui des fauteuils à l’Olympia, on le baptisait Monsieur 100.000 volts, on ne l’entend désormais plus guère, même sur Radio Nostalgie

Et c’est bien dommage parce qu’ul a chanté un sacré paquet de chansons de qualité. Mais on oublie si vite…

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Moby Dick

novembre 30th, 2006

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Quelle richesse !

Ce qui est extraordinaire avec ce Moby Dick, c’est qu’on en prend plein les yeux à tous les âges ! Read the rest of this entry »

Une après-midi de chien

novembre 27th, 2006

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Un peu long, mais…

Jamais je n’avais encore vu ce film au titre intéressant et à l’intrigue classique, mais toujours plaisante. La chose est désormais faite. Qu’en penser ? Read the rest of this entry »

Starship troopers

novembre 27th, 2006

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Servitude et grandeur militaires

On a écrit que  »Les deux sociétés sont aussi expansionnistes, totalitaires et belliqueuses l’une que l’autre’‘,  ce qui  me paraît plus en phase avec la réalité que l’opinion qui met la lutte sans merci des Humains et des bestioles sur le compte d’un militarisme qui serait source et cause de tous nos malheurs. Read the rest of this entry »

Le coup de sirocco

novembre 26th, 2006

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Algérie, juillet 62

On ne se trompe pas beaucoup, il me semble,  en indiquant qu’ Alexandre Arcady a réalisé là un film sensible, bien moins caricatural que l’agréable Grand pardon. Read the rest of this entry »

Les Grandes familles

novembre 23rd, 2006

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Adaptation très réussie !

Si l’on fait abstraction de certains genres un peu particuliers (romans fantastique, érotique, policier – sans qu’il y ait démérite à écrire et à apprécier ceux-ci -), le roman offre essentiellement (ceci tracé à grands traits, bien sûr) deux voies : le roman psychologique, intimiste, dans quoi le Français – né moraliste – excelle, et la fresque à vastes panoramas bien représentée par Anglais et Russes, mais où Balzac et Zola tiennent aussi de solides positions. Read the rest of this entry »

Le droit de critique

novembre 21st, 2006

image1Nos temps sont doux !

Ceux qui appartiennent  à ce qu’on a appelé la « génération morale » estiment  que les attaques doivent être mesurées et aussi peu souvent que possible violentes, et moins encore polémiques. Read the rest of this entry »

Pigalle-Saint-Germain-des-Prés

novembre 18th, 2006

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Un nanar très plaisant!

Poursuivant ma découverte des nanars à prétextes cabaretiers du début des années Cinquante, j’ai franchement passé un excellent moment avec ce Pigalle-Saint-Germain-des-Prés du tâcheron André Berthomieu. C’est plutôt mieux fait, et, sinon plus palpitant, du moins plus enlevé que Femmes de Paris dont je disais il y a deux mois combien la réédition d’une telle délicieuse vacuité pouvait plonger dans la plus grande perplexité. Mais là, il y a une bribe d’histoire, quelques personnages intéressants, une Jeanne Moreau toute fraîche et vraiment mauvaise. Read the rest of this entry »