Apocalypto

janvier 15th, 2007

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Un spectacle à couper le souffle !

La haine – je pèse le mot – qui suinte de la plupart des critiques consacrées à Mel Gibson à l’occasion de la sortie d’Apocalypto est absolument sidérante ; qu’on puisse juger médiocre le talent de l’acteur (il me semble pourtant que beaucoup avaient apprécié Mad Max) et insuffisant le réalisateur (je lis pourtant que Braveheart a obtenu l’Oscar de la meilleure réalisation) qu’on puisse estimer que La Passion du Christ posait quelques problèmes (se reporter aux débats nourris que nous avons eus sur ce film) ne devrait pas donner le droit à proférer des attaques ad hominem d’une grande bassesse et de se lancer dans une entreprise de démolition si excessive qu’elle en devient insignifiante. Read the rest of this entry »

Courte-tête

janvier 13th, 2007

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L’occasion fait l’iconoclaste !

Évidemment, c’est assez nettement moins bien que l’excellent Gentleman d’Epsom de 1963, où Jean Gabin déploie des trésors d’inventivité pour rouler Louis de Funès, mais joue aussi très finement un grand bourgeois dans la dèche, escroc par nécessité et désinvolture… Read the rest of this entry »

La vie est un long fleuve tranquille

janvier 9th, 2007

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Vingt ans déjà, et pas une ride !

Il a fallu que je vérifie par deux fois : La vie est un long fleuve tranquille est sorti en 1988 ; mes enfants, tout jeunes à cette époque en connaissent des répliques entières par cœur ; un peu comme Le Père Noël est une ordure, qui est de 1982 ; faites l’expérience autour de vous, interrogez sur ces deux comédies de très jeunes gens : tout le monde les connaît, tout le monde les aime ; dans quelques temps Le dîner de cons les rejoindra, si ce n’est fait, au Panthéon des films-cultes français, peut-être francophones. Read the rest of this entry »

Coups de feu dans la sierra

janvier 6th, 2007

coups_de_feu_dans_la_sierra1Histoire éternelle.

Oh là là, qu’est-ce que je me suis régalé en découvrant ce western que je n’avais jamais vu et qui m’a retenu, émerveillé, alors que je ne suis d’ordinaire guère amateur du genre !!! Read the rest of this entry »

Un drôle de dimanche

décembre 28th, 2006

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Joyeusement immoral !

Après avoir regardé ce film gentillet, je balance un peu entre  deux opinions que l’on peut exprimer ; il est vrai que c’est assez insignifiant, et davantage du fait de la molle réalisation de Marc Allégret que de l’intrigue, qui aurait pu et aurait gagné à être développée de façon plus incisive et du jeu des acteurs. Read the rest of this entry »

Le feu aux poudres

décembre 24th, 2006

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Tout se brouille !

Doux Jésus ! Je suis en plein doute existentiel ! Sur le fil d’Alerte au sud, un film oublié, mais que je suis certain d’avoir vu, très jeune, et dont la distribution comprend aussi Peter van Eyck, j’avais écrit ce qui me semblait être une réminiscence très forte que je me permets de citer : « J’ai notamment le souvenir d’une séquence – qui me paraissait torride, et qui doit être simplement vénéneuse – ou Peter van Eyck qui jouait remarquablement bien à cette époque les rôles de mâle souverain, plein de morgue, dédaigneux et – donc – très séduisant, embrassait une des héröines du film (Gianna Maria Canale ?) après un dialogue insolent; la feuille de papier qu’on l’avait vu crayonner durant ce dialogue tombait alors par terre et la caméra la suivait, délaissant le couple enlacé : c’était la silhouette, nue, de l’héroïne…. (je crois bien que c’était dans ce film ; je suis sûr que c’était van Eyck !). Read the rest of this entry »

Le boucher

décembre 21st, 2006

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Le meilleur film de Chabrol ?

Infini regret qu’il n’y ait, dans l’imposante filmographie de Chabrol, au milieu de scories et de fanfreluches en toc, que quelques perles et – à mes yeux – trois diamants : La femme infidèle, Que la bête meure et Le boucher ; trois diamants et une capacité extraordinaire à placer le spectateur au centre du spectacle cinématographique. Que s’est-il passé ensuite ? Alors que ces trois films ont été de grands succès publics – peut-être pas des triomphes, mais des films qui ont été vus, et nullement méprisés ni par la critique, ni par les spectateurs – pourquoi cette entomologie intelligente et scrupuleuse est-elle partie dans tous les sens ? Ce mystère est agaçant. Read the rest of this entry »

Frankenstein

décembre 18th, 2006

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Injustement sous-estimé

J’avais trouvé ce film très bien, baroque et superbe à sa sortie, assez conforme à l’outrance romantique des Byron, Shelley et Polidori enfermés fiévreusement dans une villa du lac Léman et composant des oeuvres horrifiques dont la plus réussie fut donc ce Frankenstein de Mary Shelley.

Et qui mieux que Kenneth Branagh, nourri et frotté de bonne littérature anglaise pouvait réaliser une adaptation aussi délirante dans le romanesque de ce sommet de la littérature gothique (sommet et achèvement, d’ailleurs) ?

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L’assassin habite au 21

décembre 17th, 2006

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Le pinacle des Excentriques

Première réalisation d’Henri-Georges Clouzot, ce bijou goguenard ravit depuis toujours ceux qui apprécient les acteurs que Raymond Chirat et Olivier Barrot ont baptisé Les Excentriques du cinéma français (Henri Veyrier, éditeur ; le bouquin peut encore se trouver sans trop de difficultés dans les (bonnes) librairies spécialisées). Read the rest of this entry »

Rue de l’Estrapade

décembre 9th, 2006

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Bossuet au cinéma !

Placé entre les deux chefs-d’œuvre de Jacques Becker, Casque d’Or et Touchez pas au grisbi, situé deux ans après le très séduisant Édouard et Caroline (dont il reprend d’ailleurs les deux interprètes, Daniel Gélin et Anne Vernon), ce film charmant et mineur qu’est Rue de l’Estrapade poursuit l’entomologie du Paris d’après-guerre engagée dans Falbalas et surtout les Rendez-vous de juillet.

Se libérant de l’impératif de l’action (au sens d’un scénario charpenté qui privilégie le récit aux réactions des protagonistes), comme il l’a déjà fait dans Antoine et Antoinette et, donc, dans Édouard et CarolineBecker filme en virevoltant un quartier, un milieu social, mieux encore une période, au point qu’on a pu dire qu’il tenait là un rythme de comédie américaine à la Capra. Read the rest of this entry »