
Un spectacle à couper le souffle !
La haine – je pèse le mot – qui suinte de la plupart des critiques consacrées à Mel Gibson
à l’occasion de la sortie d’Apocalypto
est absolument sidérante ; qu’on puisse juger médiocre le talent de l’acteur (il me semble pourtant que beaucoup avaient apprécié Mad Max
) et insuffisant le réalisateur (je lis pourtant que Braveheart
a obtenu l’Oscar de la meilleure réalisation) qu’on puisse estimer que La Passion du Christ
posait quelques problèmes (se reporter aux débats nourris que nous avons eus sur ce film) ne devrait pas donner le droit à proférer des attaques ad hominem d’une grande bassesse et de se lancer dans une entreprise de démolition si excessive qu’elle en devient insignifiante. Read the rest of this entry »

de 1963, où
déploie des trésors d’inventivité pour rouler
, mais joue aussi très finement un grand bourgeois dans la dèche, escroc par nécessité et désinvolture… 
est sorti en 1988 ; mes enfants, tout jeunes à cette époque en connaissent des répliques entières par cœur ; un peu comme
, qui est de 1982 ; faites l’expérience autour de vous, interrogez sur ces deux comédies de très jeunes gens : tout le monde les connaît, tout le monde les aime ; dans quelques temps
les rejoindra, si ce n’est fait, au Panthéon des films-cultes français, peut-être francophones.
Histoire éternelle
que de l’intrigue, qui aurait pu et aurait gagné à être développée de façon plus incisive et du jeu des acteurs. 
, j’avais écrit ce qui me semblait être une réminiscence très forte que je me permets de citer : « J’ai notamment le souvenir d’une séquence – qui me paraissait torride, et qui doit être simplement vénéneuse – ou
?) après un dialogue insolent; la feuille de papier qu’on l’avait vu crayonner durant ce dialogue tombait alors par terre et la caméra la suivait, délaissant le couple enlacé : c’était la silhouette, nue, de l’héroïne…. (je crois bien que c’était dans ce film ; je suis sûr que c’était 
, au milieu de scories et de fanfreluches en toc, que quelques perles et – à mes yeux – trois diamants :
,
et
; trois diamants et une capacité extraordinaire à placer le spectateur au centre du spectacle cinématographique. Que s’est-il passé ensuite ? Alors que ces trois films ont été de grands succès publics – peut-être pas des triomphes, mais des films qui ont été vus, et nullement méprisés ni par la critique, ni par les spectateurs – pourquoi cette entomologie intelligente et scrupuleuse est-elle partie dans tous les sens ? Ce mystère est agaçant. 
.
, nourri et frotté de bonne littérature anglaise pouvait réaliser une adaptation aussi délirante dans le romanesque de ce sommet de la littérature gothique (sommet et achèvement, d’ailleurs) ?
, ce bijou goguenard ravit depuis toujours ceux qui apprécient les acteurs que Raymond Chirat et 
,
et
, situé deux ans après le très séduisant
(dont il reprend d’ailleurs les deux interprètes,
et
), ce film charmant et mineur qu’est
poursuit l’entomologie du Paris d’après-guerre engagée dans
et surtout les 
