Nous irons à Paris

mars 26th, 2006

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Notre après-guerre

Alors donc, retour sur ce chef-d’œuvre du film bon enfant, Nous irons à Paris du brave Jean Boyer, qui eut un si beau succès que la même équipe récidiva deux ans plus tard avec un Nous irons à Monte-Carlo de moins bonne venue *

En 1950, la France commence à panser ses plaies et à voir pointer le retour à la normale : il n’y a plus de restrictions alimentaires, la prospérité économique est poussée par l’effort de reconstruction, l’Empire français est solide (on se bat bien un peu en Indochine, mais c’est loin). Et Ray Ventura et son orchestre sont revenus, qui étaient le symbole insouciant du pays d’avant-guerre, où l’on pouvait bien danser sur un volcan (Tout va très bien, Madame la Marquise ! est tout de même une histoire assez tragique!) mais où l’on pensait que le Français, né malin, saurait toujours s’en sortir et rouler Hitler dans la farine (Nous irons pendr’ notre linge sur la ligne Siegfried !) Read the rest of this entry »

L’affaire des poisons

mars 21st, 2006

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Sujet en or, mais traitement médiocre…

Honnêtement, et malgré toute l’affection que je porte à Henri Decoin, c’est bien inférieur à ce que ça aurait pu être ! Car voilà tout de même un sujet en or, dont les ingrédients mêlent intrigues de cour, profanations, sacrifices humains, sexualité débridée et qui pourraient donner un film angoissant et sulfureux, surtout lorsque l’un des protagonistes principaux, l’abbé Guibourg, est joué par Paul Meurisse ! Read the rest of this entry »

Corps à cœur

mars 20th, 2006

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Sensible, sentimental, sensuel…

Alors, un jour comme ça, au début des Années 80, je tombe tout à fait par hasard sur le film d’un type dont je n’avais jamais entendu parler, Paul Vecchiali. Ça commence pendant un concert, où l’on joue le Requiem de Gabriel Fauré, où un beau mec garagiste Pierrot (Nicolas Silberg) aimé des femmes, chéri des demoiselles – et qui le leur rend bien – avise, à quelques rangs de lui une femme mûre et distinguée, Jeanne-Michèle (Hélène Surgère), pharmacienne, qui lui tape immédiatement dans l’œil. Read the rest of this entry »

Le chat

mars 12th, 2006

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Bien sûr, si l’on n’a pas le moral…

Le pugnace défenseur que je suis, ou essaye d’être, du cinéma de Pierre Granier-Deferre rejoint avec plaisir la cohorte de ses admirateurs dans la célébration de ce chef d’œuvre ; il y a tout – et surtout de la tristesse – dans ce film ; la tristesse pesante mais aussi le désespoir devant les années enfuies et surtout les espoirs massacrés, il y a la grisaille des vies, si bien accentuée par la désespérance des banlieues, la qualité extrême de l’interprétation, y compris celle d’Annie Cordy, bien meilleure actrice qu’elle n’est chanteuse (on l’a vue excellente, à a même époque, à peu près dans Le passager de la pluie…) Read the rest of this entry »

La Chartreuse de Parme

février 28th, 2006

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C’est bien moyen !

La gageure d’adapter une œuvre aussi célèbre et aussi complexe n’est pas mal tenue par le bon Christian-Jaque et, malgré sa longueur – 2h45 – le film se laisse voir très agréablement. L’adaptation est de Pierre Véry, qui avait déjà fourni à Christian Jaque les scénarios des Disparus de Saint-Agil et de L’assassinat du Père Noël ; on voit par là que les équipes, à cette époque, demeuraient soudées ! Read the rest of this entry »

Lacombe Lucien

février 27th, 2006

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Brève vie d’un jeune homme ordinaire

Un homme d’esprit a écrit : »Je me suis toujours demandé s’il n’y entrait pas une part d’embarras, de gêne – commune aux communistes et aux gaullistes – de voir à l’écran cette « France profonde » tellement profonde que c’en est à s’arracher les cheveux » ; il y a de ça, sûrement, et beaucoup, mais, pour avoir suivi dès l’origine l’itinéraire de Patrick Modiano – dont le succès a été éclatant, dès la parution de « La place de l’étoile » (il n’avait que 22 ans), je crois qu’il y a encore davantage : il y a un discours complexe sur une réalité complexe. Read the rest of this entry »

Les amants

janvier 30th, 2006

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Coup de tonnerre

J’ai revu le film hier, dans l’excellente édition d’Arte (bravo pour mettre à la portée de tous l’œuvre – pourtant inégale – de Louis Malle – pourquoi ne pas en faire autant pour bien d’autres ?). Après ce revisionnage,  je maintiens la note de 5… pour d’autres raisons que celles qui me l’avaient fait donner sur la seule foi du souvenir ému et troublé de la sensualité du film. C’est vrai, le grain des peaux, si bien filmé qu’il est, ne retiendra plus l’attention de personne aujourd’hui. Dans un des (trop minces) boni,  Malle dit qu’il explique le succès sulfureux de son œuvre du fait que, lors des scènes d’amour (à son époque, bien sûr), « en général, on fait un panoramique sur la fenêtre »  et que son apport a été de faire ce panoramique « trente secondes plus tard » ; et il ajoute que (si l’esprit de l’époque l’avait permis), il « serait bien resté sur les amants » et « ne ferait pas de panoramique« . Ceci, qui a vieilli, n’est pas grave… Read the rest of this entry »

La Révolution française (polémique)

janvier 9th, 2006

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Bain de sang

Appelant de tous ses vœux une édition du film de Robert EnricoLa Révolution Francaise, un quidam a écrit quelque part un plaidoyer sanguinolent. Ce quidam s’affublait du doux nom de Rebelle83 ; il souffrira que je cite son mot dans son intégralité : Read the rest of this entry »

Moulin Rouge (de Baz Luhrmann)

décembre 30th, 2005

moulin_rougeÉcœurant ! Scandaleux ! Immonde !

Profitant du passage sur FR3 de ce Moulin Rouge du nommé Baz Luhrmann dont la renommée n’avait jusqu’à présent pas atteint les rives de la Seine, j’ai voulu voir, avec la bonhomie et la douceur d’âme appropriées à cette fin d’année ce qu’un cinéaste moderne pouvait bien dire sur ce thème, abondamment et admirablement illustré par John Huston et Jean Renoir ; des références, mais je n’ai rien contre les petits jeunes… Read the rest of this entry »

Bilitis

décembre 14th, 2005

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Esthétique imposture

Si, dans toute l’histoire du cinéma, il y a quelque chose qui peut collectivement être baptisée du charmant sobriquet de « trompe-couillon« , c’est bien l’œuvre entière, atterrante dans sa prétention érotique, de David Hamilton ! Read the rest of this entry »