Ma nuit chez Maud

septembre 10th, 2006

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Conte de fin d’été

 » – Eh bien, mon cher producteur, j’ai une excellente affaire à vous proposer ! Un film qui sera considéré comme l’un des deux ou trois meilleurs de son metteur en scène, lui-même bénéficiant d’une renommée durable ; ça vous intéresse ? Read the rest of this entry »

Printemps, été, automne, hiver…et printemps

septembre 9th, 2006

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Une bonne chose de faite !

Comme je ne suis pas seulement le franchouillard borné que certains pensent, admirateur inconditionnel de Jean Loubignac et de Pierre Montazel, j’ai regardé hier soir ce Printemps, été, et tutti quanti dont j’avais lu ici et là quelque bien et que mon fils avait, je crois obtenu de son opérateur téléphonique pour avoir fait sauter le compteur de son forfait. C’était la première fois de ma vie que je regardais un film coréen, et sauf révolution copernicienne sous mon occiput, je pense assez nettement que ce sera la dernière.

 

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La bête humaine

septembre 8th, 2006

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Renoir sauve la mise

Un des suppléments du DVD m’a rappelé que La bête humaine est un film de commande – à la fois l’exploitation d’un roman de Zola dont on pouvait supposer qu’il passionnerait les spectateurs, et l’envie de Jean Gabin de jouer un cheminot. Heureusement, c’est l’immense talent de Jean Renoir qui a été mis à contribution, parce que le roman, sans être le plus faible de la série des Rougon-Macquart, qui compte, je le rappelle aux ignares, vingt volumes, fait partie de la deuxième partie du tableau, bien avant, (tout de même !) Le rêve (qui est à pleurer de rire) ou La faute de l’abbé Mouret, mais très sensiblement après GerminalL’assommoirNana ou Pot-Bouille. Read the rest of this entry »

Les aventuriers de l’Arche perdue

septembre 7th, 2006

Merveilleux parfum d’enfance.

Les enfants sages qui, avant leur quinzième année ont beaucoup lu et beaucoup rêvé dans les livres de Jules Verne, de H. Rider Haggard , de Ruydard Kipling, de James Olivier Curwood, de bien d’autres sont restés longtemps orphelins de leur jeunesse. Read the rest of this entry »

Kubrick est grand !

septembre 7th, 2006

Capable de tout !

Si je ne me sens pas encore assez en verve et en disposition d’esprit favorable pour indiquer pourquoi je tiens, pour ma part, Eyes Wide Shut pour le sommet de l’oeuvre si admirable en tous points de Stanley Kubrick, j’ai tout de même très envie de river leur clou à ceux qui pensent que Kubrick cherche à laisser des messages. Read the rest of this entry »

Funny games

septembre 6th, 2006

Banalité du Mal.

Choc haletant d’un film qui ne m’a pas laissé tranquille une seconde. C’est une histoire de victimes et de bourreaux.

Les victimes, le père, Georges, la mère, Anna et le fiston, Schorschi ; les membres d’une famille aisée, et un peu davantage, qui vient passer quelques semaines dans sa maison de campagne cossue, au bord d’un lac de montagne ; ils y ont leurs habitudes, fréquentent leurs voisins, y sont installés dans une tranquillité parfaite, un peu endormeuse. A dire le vrai, ils sont assez insignifiants, ils ne sont pas de ces personnalités à qui l’on s’attache, dans un film, et qu’on souffre de voir disparaître.

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Je vous trouve très beau

septembre 5th, 2006

posterNe regardez pas ça, c’est nul !

Je me suis laissé avoir à regarder cette espèce de téléfilm mielleux et sans charme, où les péripéties (!!!) sont tellement convenues, le déroulement des scènes si prévisible qu’on peut pratiquement s’absenter pour explorer son réfrigérateur à tout instant. Read the rest of this entry »

La Prisonnière

septembre 4th, 2006

la_prisonniereLe désir, comme une énigme…

La Prisonnière est un film raté de Clouzot, mais un film raté de Clouzot, c’est encore très bien, et ce n’était pas la faute de l’héroïne si le scénario l’embourbait. Élisabeth Wiener qui a bien trop vite disparu du paysage cinématographique, s’est un temps adonnée à la chanson, avait un charme exquis et aurait certainement pu faire concurrence à bien d’autres…

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Le corbeau

août 29th, 2006

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Mais non !

Mais non ! Le corbeau n’est pas la description clinique d’une petite ville française, vouée aux rancœurs, aux haines recuites, aux hypocrisies latentes, aux saletés dissimulées, aux bonnes consciences triomphantes, comme, paraît-il, voulaient le faire accroire les Allemands, chez eux, en se gaussant des vaincus, ou comme en tordaient le nez à la fois vichystes et résistants en refusant, les uns et les autres de voir la réalité : Le corbeau, c’est le portrait à la pointe fine, l’autopsie au scalpel de toutes les villes et de toutes les sociétés ! Simplement les prétextes, ou les lignes de force (et de faiblesse) changent, simplement met-on davantage le doigt sur ceci plutôt que sur cela… Read the rest of this entry »

La raison du plus faible

août 29th, 2006

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Le fond du trou sans fond.

Prenons Patrick (Éric Caravaca), un jeune trentenaire, un garçon formidable (« parfait » dit même sa femme), titulaire de trois licences (de quoi, d’ailleurs ? sociologie, psychologie, philosophie, la trilogie gagnante du monde moderne ?) mais chômeur dans la mouise. Read the rest of this entry »