Qu’est ce qu’on attend pour être heureux ?
Il n’était pas rare, à l’époque, c’est à dire à l’âge d’or du briandisme et de la réconciliation avec l’Allemagne, que le même film fût tourné en deux versions, l’une et l’autre reprenant le même décor, la même anecdote, la même intrigue, la même musique et employant des acteurs pour la plus grande partie différents, chacun jouissant d’une notoriété dans son propre pays, ce qui permettait de diffuser l’œuvre au delà de sa zone de diffusion naturelle. Dans Le chemin du paradis (en allemand Die Drei von der Tankstelle), la vedette, c’est l’anglo-allemande Lilian Harvey qui acquit là une belle notoriété, brisée plus tard par l’évolution de la Germanie. Read the rest of this entry »
Échappement libre.
Maudit tam-tam !
L’une monte, l’autre pas.
Méfiez-vous des femmes !
Les plaisirs du bocage.
Au fin fond du marécage.
Je suis toujours émerveillé (en n’étant pas tellement dupe et c’est une litote) de voir comme le Camp du Bien sait mettre en valeur à son profit les trucs les plus farfelus des Damnés de la Terre (nullement antipathiques, mais farfelus) pour tenter de faire honte au Camp du Mal (c’est-à-dire, en gros, l’Occident – qui va, je le rappelle, jusqu’à Vladivostok). En tout cas il parvient (le Camp du Bien), grâce à un vaste système de copinage à financer, réaliser, diffuser un paquet de films qui ne réunissent qu’un public confidentiel (de l’ordre de la dizaine de milliers de spectateurs). C’est que le capitalisme, s’il n’est pas franc du collier, est bon garçon. Ou plutôt qu’il offre ainsi une soupape de sécurité à des gens qui adorent la pétition de principe et la vertueuse indignation.
De rouille et d’os.