Qu’est-ce qu’une comédie musicale sans bonne musique ?
L’époque était aux très longues comédies musicales à grand spectacle et, à peu près simultanément sortaient sur les écrans Mary Poppins, La mélodie du bonheur et donc My fair lady. Je n’ai pas un mauvais souvenir du premier film cité (vu, il est vrai, il y a très longtemps), je suis en perpétuelle admiration devant le deuxième mais je n’avais jamais vu jusqu’alors le troisième, auréolé de ses 8 Oscars. Je ne peux pas dire que c’est dépourvu de qualités, mais enfin j’ai assez modérément apprécié. Il est vrai que j’ai capté ça sur Paramount channel à la télévision, qui a la désagréable manie de diffuser les œuvres en version française exclusive, y compris, hélas, les parties chantées et que c’est là une redoutable épreuve pour un film où les jeux de mots et les jeux sur les mots sont légion et que les impératifs du doublage abiment énormément les intentions du réalisateur. Il paraît d’ailleurs que cette version française est réputée pour être épouvantable ; il est fort possible que si j’avais vu My fair lady en VO, j’aurais mis un point de plus, un peu davantage que la moyenne donc.
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