Les Célibataires

février 7th, 2007

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Quand la télévision avait du talent

Quand la télévision avait du talent – à tout le moins de l’ambition – elle pouvait être une alternative très intéressante au cinéma et présenter des œuvres (qui n’auraient peut-être pas pu trouver autrement un producteur, forcément inquiet pour ses sous) avec modestie et mesure, sans dépenses excessives, sans stars de premier plan. On va essayer de ne pas faire trop dans la nostalgie, d’évoquer les grandes ombres de La caméra explore le temps ou du Petit théâtre de la jeunesse – œuvres originales pour l’une, adaptations littéraires pour l’autre – mais on voudrait revenir sur une des plus exceptionnelles réussites qu’on ait jamais vu – et revu, parce qu’on a la chance d’avoir ce trésor de qualité en cassette VHS -, qui est, donc, Les Célibataires, adapté par Jean Prat de l’œuvre d’Henry de Montherlant. Read the rest of this entry »

La Horse

janvier 30th, 2007

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Follement efficace !

En revoyant hier le film, dont j’avais gardé un vif, mais relativement vague souvenir, j’étais à nouveau admiratif de son efficacité brutale ; j’ai le sentiment que tous les messages qui se sont accumulés sur ce forum concordent pour la célébrer et que ce premier film réalisé avec Gabin par Pierre Granier-Deferre conservait toutes ses qualités de récit vivement mené, adossé à une distribution où des acteurs de complément jouent remarquablement bien le rôle de personnages tous écrasés par l’omnipotence jupiterienne d’Auguste Maroilleur. La campagne normande est photographiée sans effet spectaculaire de pittoresque ou de léché, dans toute sa morne banalité ; on est là dans le Calvados, et non pas dans le Lot ou le Vaucluse, et les chemins luisants de boue n’ont pas le charme touristique des murets de pierre sèche.
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Fanfan la tulipe

janvier 28th, 2007

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Mais quelle déception !

Croyez-moi ou non, mais alors que j’ai ingurgité depuis cinquante-cinq ans un nombre assez considérable de films des années d’après-guerre, je n’avais jamais vu jusqu’à hier soir ce mythique Fanfan la Tulipe placé par la rumeur publique, la critique charmée et nombre d’amateurs au rang d’œuvre enchantée. Ça n’a pas dû bien se goupiller quand j’étais enfant, je devais être en train de courir la gueuse lorsque, à l’époque de mes vingt ans ça passait encore à la télévision et si, ça chantait suffisamment dans les mémoires pour qu’un tâcheron en fît un remake affligeant avec je ne sais plus qui, l’indifférence polie que je porte dans mes jours aimables (donc rares) à Gérard Philipe et l’aigre aversion que je lui voue dans mes jours acariâtres (donc nombreux) m’avaient retenu jusqu’alors. Read the rest of this entry »

Les mauvais coups

janvier 27th, 2007

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Drôlement bien !

Voici donc encore un jeune auteur français qui, pour son premier long métrage, fait preuve de personnalité, de tempérament, d’ambition : on lit cela, extrait d’une critique de l’époque (1960) et on pense qu’il est bien dommage que François Leterrier, auteur ensuite de l’exceptionnelle adaptation d’Un roi sans divertissement, d’après Jean Giono, puis de Milady, d’après Paul Morand (dont l’édition DVD est réclamée à cor et à cris et pas seulement par les amateurs d’équitation), que ce jeune réalisateur n’ait pu – ou su ? – trouver de public fidèle ou de producteur suffisamment courageux, et qu’il ait été réduit à tourner les porno soft de la série d’Emmanuelle ou, ce qui est beaucoup plus honorable, mais guère ambitieux, les adaptations des bandes dessinées féroces de Gérard Lauzier, Je vais craquer !!! ou Tranches de vie. Read the rest of this entry »

Abus de confiance

janvier 26th, 2007

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Mélodrame sans portée…mais avec Darrieux !

Gentil petit film, comme Henri Decoin en a fait à la pelle, comme le public du samedi soir le demandait, histoire invraisemblable de Lydia (Danielle Darrieux), jeune – et méritante, forcément méritante ! et ravissante, forcément ravissante ! – étudiante en droit très pauvre qui, à bout de ressources, et afin de résister aux doigts griffus de la palanquée de mâles de tous âges et origines sociales qui ont envie de la tâter, se résout à entrer dans une bizarre combine. Read the rest of this entry »

César et Rosalie

janvier 26th, 2007

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Comme elle était belle…

En 1972, Romy Schneider a 34 ans ; encore dix ans, et elle se donnera la mort et, dans ses dernières années, il y aura un voile de tristesse qui descendra graduellement sur son regard… Read the rest of this entry »

Truands

janvier 24th, 2007

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Les horreurs de la pègre

Autant en être bien conscient : les âmes sensibles et les regards frais doivent absolument s’abstenir d’aller voir ce film, dont certaines scènes sont vraiment difficilement soutenables ; si, pour Apocalypto, certains critiques baveusement anti-Gibson ont dénoncé la cruauté et le goût du sang du réalisateur, l’éloignement historique et géographique du film, sans en atténuer le caractère, le rendait d’une certaine façon plus supportable. Mais Truands se passe à Paris, aujourd’hui, et ne met pas en scène des rites barbares, sinon primitifs, mais des horreurs (il est vrai tout autant barbares) dont nous percevons bien tous la réalité quotidienne. Read the rest of this entry »

Tout feu tout flamme

janvier 23rd, 2007

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Ça ne décolle pas vraiment…

Je conservais un assez bon souvenir de ce Tout feu tout flamme, que je situais dans la veine du délicieux Diable par la queue, de Philippe de Broca, avec le même Yves Montand et – pour une fois ! – une Maria Schell gaie et lumineuse. Il me semble que j’étais influencé, aussi, par la virevoltante Vie de château, du même Rappeneau, cette fois. Read the rest of this entry »

Allemagne année zéro

janvier 19th, 2007

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Le chien enragé de l’Europe.

Allemagne année zéro est un grand film de Rossellini,, mais peut ouvrir aujourd’hui une réflexion sur l’image de l’Allemagne après son écroulement de 1945… Read the rest of this entry »

L’homme aux clefs d’or

janvier 18th, 2007

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Mélo machiavélique

Je conçois bien que le jeu très particulier, très théâtral de Pierre Fresnay puisse laisser assez froid ; il était fait pour jouer les hommes distingués, d’autorité et/ou de conviction, comme dans – bien sûr ! – La grande illusion, mais aussi L’assassin habite au 21, Le corbeau, Barry ou Le défroqué. Je trouve en tout cas qu’il n’est pas mal du tout dans cet Homme aux clefs d’or, flamboyant mélodrame assez intéressant du fait que le professeur droit, rigide, sévère-mais-juste, se transforme en ange exterminateur impitoyable après avoir été humilié, dupé et chassé par le complot des petits salopards ; ça, c’est assez novateur dans le genre de films bien-pensants : les machinations haineuses, d’ordinaire, ne peuvent pas être accomplies par le héros. Là, elles le sont et la rancune vengeresse a de la vigueur. Read the rest of this entry »