Fahrenheit 451

mai 20th, 2017

Vertueux ratage.

Drôle d’idée qu’a eue François Truffaut de tourner Fahrenheit 451 qu’on ne peut pas considérer comme une de ses grandes réussites et où on ne reconnaît guère le talent du cinéaste dont la meilleure inspiration concerne les relations – multiples, complexes, heureuses et malheureuses – avec les femmes et, d’une certaine façon, le monde de l’enfance. La science-fiction n’est en tout cas pas son truc.

Read the rest of this entry »

Cyprien

mai 18th, 2017

Accablant.

Et voilà que l’autre soir passe sur une chaîne de télévision insignifiante un film dont la rumeur m’avait dit le plus grand mal : Cyprien de David Charhon avec Élie Simoun et (horreur ! malheur !), Catherine Deneuve. Ce film a eu le rare privilège d’être nominé à 6 reprises sur les 13 possibles lors de la cérémonie des Gérards qui, chaque année désigne avec un goût très sûr les pires horreurs du cinéma français. Cyprien a eu le privilège, en 2009, de décrocher deux de ces Gérards. D’abord celui du Désespoir féminin pour Catherine Deneuve (bien fait !) qui l’a emporté notamment sur Emmanuelle Béart (dans Disco) et Sophie Marceau (dans Les femmes de l’ombre).

Read the rest of this entry »

La ronde de nuit

mai 17th, 2017

L’aiguille creuse.

Pour faire du bon et même du grand cinéma, il n’est pas nécessaire que l’intrigue soit nourrie d’aventures caracolantes, d’événements bouleversants, de caractères tranchés, de scènes dramatiques. C’est un peu comme pour un roman, d’ailleurs et il faut avoir l’aveuglement d’André Gide pour refuser le premier tome de La Recherche (Du côté de chez Swann) que Marcel Proust voulait faire paraître à la Nrf en donnant comme prétexte qu’il ne pouvait pas comprendre comment un monsieur était capable de consacrer tant de pages à expliquer comment il s’endort. Read the rest of this entry »

L’homme tranquille

mai 12th, 2017

Irlandouillerie.

Le trop prolifique John Ford a principalement brillé dans le genre du western, qui me paraît bien surfait, mais il faut reconnaître qu’il a tourné certaines des meilleures réussites de cette catégorie, notamment la chevauchée fantastique et surtout le chef-d’œuvre classique La prisonnière du désert. Il est vrai que je n’ai pas vu grand chose de lui à part l’assez plaisant Mogambo, réalisé en Afrique, mais qui n’arrive tout de même pas à la cheville du formidable Hatari ! d’Howard Hawks, sur un sujet assez analogue. Read the rest of this entry »

Le voile bleu

mai 10th, 2017

Larmoyant et délicieux.

C’est le cinéma dans ce qu’il peut avoir de plus convenu, de plus niais, de plus attendrissant mais aussi de plus charmant, de plus gentil, de plus émouvant. C’est un cinéma où même les âmes les plus austères, les plus bronzées, les plus cyniques (celles parmi quoi j’aime à me ranger quelquefois) ne parviennent pas à ne pas laisser perler à certains moments une larme tendre. Et c’est très bien, d’avoir l’œil humide : ça prouve, au moins à soi-même qu’on n’est pas seulement une vieille branche flétrie mais surtout quelqu’un qui a pu vibrer pour de beaux sentiments. Read the rest of this entry »

Scream

mai 7th, 2017

Vais-je aller tuer ma voisine ?

Je grogne assez souvent contre la pratique qui consiste, après avoir réussi à trouver une pépite, à exploiter jusqu’au bout le filon. Jusqu’au bout et au delà du raisonnable. Il paraît que vient de sortir le 8e volume de Fast and furious, que paraît cette semaine le 6e Alien et que, dans le genre du film d’horreur mâtiné de hurlements de teen-agers on a atteint 9 pour la franchise des Griffes de la nuit (notre ami Freddy). Read the rest of this entry »

Requiem for a dream

mai 4th, 2017

Le régiment des esquintés.

Parti pris de filmer le parcours – dans une certaine mesure le Destin – de quatre personnages dans le Brooklyn du début de ce siècle. Le parcours vers une déchéance, une dégradation absolues : il n’y a pas une image lumineuse, si ce n’est, de temps à autre, mais bien rarement une échappatoire onirique vers ce qui aurait pu être, vers ce qui serait si les personnages étaient autre chose que des marionnettes à la fois ridicules et pitoyables. Read the rest of this entry »

Un mauvais fils

avril 28th, 2017

un-mauvais-filsSouffle neuf

En revoyant Un mauvais fils je me suis dit que Claude Sautet  s’affranchissait là de son rôle d’observateur attentif et merveilleusement précis de la société des années 70, celle filmée des Choses de la vie à Garçon ! (qui date, il est vrai de 1983) et passant par le chef-d’œuvre de Vincent, François, Paul… et les autres.
Read the rest of this entry »

Ocean’s eleven

avril 26th, 2017

Quand je m’endors avec la ville…

Je mettrais volontiers une meilleure note à ce film et même une bonne note, parce que je n’ai rien contre son réalisateur, Steven Soderbergh (quoique son Solaris m’ait plutôt enquiquiné) et parce que les films de casse sont tout de même une des grandes distractions du cinéma et que, quand ils sont réussis ils sont profondément jubilatoires… Ah… quand j’écris quand ils sont réussis, je parle naturellement du casse, toujours ingénieusement réalisé et non de l’issue du film où dans presque tous les cas la morale triomphe et, à la dernière minute, les voleurs sont floués… Souvenons-nous de L’ultime razzia, de Mélodie en sous-sol, du Clan des Siciliens et de tant d’autres… (Au fait, un des rares films où les voleurs triomphent, c’est Les égouts du paradis qui relate le casse de Nice conduit par Bert Spaggiari ; sans doute parce que la réalité est beaucoup moins morale que la fiction !). Read the rest of this entry »

Jules et Jim

avril 22nd, 2017

Méfiez-vous des femmes !

Quatre ou cinq visions déjà de Jules et Jim, la dernière tout à l’heure et toujours le même étonnement que le film puisse bénéficier d’une aura pareille et être cité parmi les grandes réussites de François Truffaut alors que les débuts de la saga Doisnel (Les Quatre cents coups, Antoine et Colette, Baisers volés) mais aussi La peau douce, Tirez sur le pianiste, Le dernier métro, Vivement dimanche ont bien davantage de qualités. Read the rest of this entry »