On ne voit pas le temps passer…
En 1965, ce film étonnant, rencontre idéale. Un réalisateur presque marginal, René Allio, qui ne retrouvera jamais le même succès (et pourtant je me souviens d’un toute aussi également étonnante Rude journée pour la reine,
avec Simone Signoret).
Et une vieille actrice, Sylvie,
qui a passé sur les planches de théâtre une grande partie de sa carrière, commencée en 1903, mais qui, chaque fois qu’elle est intervenue au cinéma, dans un deuxième ou troisième rôle, a capté la lumière.
Très noir, très lent.
est une jeune réalisatrice pleine de courage et d’une belle folie. Une femme qui a l’habitude de se battre à contre-courant, comme elle l’a conté dans son autobiographie,
qui mettait à nu sa condition de pupille de l’État. Elle a été amenée à lutter contre le monde entier pour s’inclure, grâce à une famille d’adoption qu’elle aime avec passion, dans le tohu-bohu du monde du cinéma, qui ne lui a jamais accordé la moindre aide, alors que le CNC et les chaînes de télévision sont bien plus prodigues avec des nouveaux venus qui sont loin d’avoir son talent.
Surestimé et regardable.
fait partie d’un paysage classique et satisfaisant, à quoi se réfère, d’ailleurs la boulimie du réalisateur, auteur d’une bonne cinquantaine de films en à peu près autant d’années, ce qui est beaucoup trop quand on n’est pas
…
Clownerie sans intérêt.
presque aussi foutraque, hétéroclite et mal maîtrisé que la plupart de ses autres réalisations ; mais je note que quelque chose en moi, la partie reptilienne de mon cerveau ou une monition divine (au choix) m’a interdit d’acquérir le DVD aux temps où j’en achetais des kyrielles : voilà une économie bienvenue.
À la poubelle !
mais
rigolo incapable de torcher quoi que ce soit en moins de 2h30 et dont la caractéristique majeure est d’avoir pu tourner un machin que personne n’a vu (
qui dure 4h ?
Presque un chef-d’œuvre !
si les dialogues, au lieu d’être assez banalement écrits par
l’avaient été par
? À revoir le film, archétype et sommet de la grande production française de divertissement de la décennie 60, on se dit qu’il ne manque que le génie verbal.
À fuir !
où
est submergé par les carapaces chitineuses de ces insectes.
Beaucoup de bruit pour rien.
et de quelques images assez spectaculaires (l’assassinat sanguinolent du vieux grigou) ou harmonieuses (un autre assassinat, de commande, celui-ci, dans une forêt de fougères, sous la pluie battante) ? Ce n’est que ça ? Il faut croire que
sait susciter de folles passions pour qu’on aie pu autant parler de ce long pensum scolaire qui est un peu, à la tragédie, ce qu’est
à la comédie : l’évidente révélation que les vieilles choses, contrairement à l’opinion commune, ne sont pas forcément gentilles.
Très enlevé.
dont on m’avait dit quelque bien. On avait d’ailleurs bien raison et ce premier film de
est assez bien fichu et spirituel, agréable et, aux moins pour ses trois premiers quarts, bien rythmé. (Je ne cesserai d’ailleurs jamais de réclamer la suppression systématique des quinze dernières minutes de chaque film).